Piccioli signe chez Balenciaga une collection nommée Les Coraux de la Liberté

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Un titre de collection peut dire beaucoup sur l’intention d’un créateur. Celui que Pierpaolo Piccioli choisit pour ses débuts chez Balenciaga ne manque pas d’ambition : Les Coraux de la Liberté. Ce premier défilé signé par le nouveau directeur artistique de la maison se tient à Paris le 1er octobre à 14h, heure locale, et se regarde en direct sur balenciaga.com.

Un nom qui engage une vision

Avant même qu’un seul vêtement soit vu, un titre de collection fonctionne comme un programme. Les Coraux de la Liberté convoque deux registres qui ne se croisent pas souvent dans le vocabulaire de la mode : celui de la nature, organique et vivante, et celui de l’émancipation, chargé d’une dimension politique ou morale. Ce rapprochement dit quelque chose sur la direction que Piccioli entend donner à Balenciaga.

Le corail est une matière qui pousse lentement, qui se construit par accumulation, qui vit en milieu hostile. Associé à la liberté, le mot prend une résonance différente de celle d’un simple motif décoratif. C’est un choix d’intitulé qui résiste à la neutralité commerciale, et qui place d’emblée cette collection Summer 27 sous un signe double : celui du vivant et celui du mouvement.

Pour une prise de fonction à la tête d’une maison aussi observée que Balenciaga, ce type de signal compte. Le titre n’est pas une description du vestiaire, c’est une déclaration d’intention.

Piccioli à la tête de Balenciaga : ce que ce défilé représente

Ce show parisien est le premier grand rendez-vous public de Pierpaolo Piccioli dans ses nouvelles fonctions de directeur artistique de Balenciaga. Un défilé de ce type ne se réduit pas à une présentation saisonnière ordinaire. C’est la première occasion, pour la presse, les acheteurs et les observateurs de la mode, de lire une vision dans sa continuité, pièce après pièce, de la première silhouette à la dernière.

La maison a connu plusieurs chapitres distincts depuis sa fondation par Cristóbal Balenciaga à Saint-Sébastien en 1917, depuis son installation à Paris à la fin des années 1930, depuis sa fermeture en 1968, depuis le regain de popularité apporté par Nicolas Ghesquière à la fin des années 1990, et depuis son entrée dans le groupe Gucci en 2001. Chaque transition de direction artistique a représenté une rupture ou une continuité à décrypter. Piccioli s’inscrit dans cette séquence et livre aujourd’hui, avec cette collection, sa première réponse publique.

Ce défilé est donc davantage qu’un exercice de style saisonnier. C’est un acte fondateur dans la trajectoire récente de la maison.

Paris, un cadre qui n’est pas anodin

Le choix de Paris comme lieu de présentation ancre ce premier show dans la tradition centrale de Balenciaga. C’est dans cette ville que Cristóbal Balenciaga s’est imposé comme l’une des figures majeures de la couture parisienne, au point d’être surnommé le couturier des couturiers. Que Piccioli choisisse Paris pour son entrée en matière n’est pas une décision logistique neutre.

La diffusion en direct sur balenciaga.com élargit quant à elle l’accès à ce moment. Le défilé ne s’adresse pas uniquement aux rangées de la salle parisienne, mais à quiconque suit la maison depuis n’importe quel endroit. C’est une manière de rendre ce rendez-vous aussi ouvert que possible, à l’heure exacte où il se tient.

Ce que l’on attend de lire dans cette collection

Avec une collection intitulée Les Coraux de la Liberté, Balenciaga place la barre à un certain niveau d’interprétation. Un titre aussi affirmé appelle des choix formels à la hauteur. La question posée par ce défilé n’est pas simplement esthétique : elle est programmatique. Qu’est-ce que la liberté, selon Piccioli, dans le contexte d’une maison qui a construit son prestige sur une rigueur architecturale précise ?

La collection Summer 27 est ainsi la première pièce d’un dialogue que le directeur artistique engage avec l’histoire de Balenciaga et avec son époque. Ce premier défilé pose les termes de ce dialogue. La suite dira s’ils tiennent sur la durée.

Source : la publication de Balenciaga sur Instagram

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