Acqua di Parma sculpte la pâtisserie italienne en bougie
Imaginez une bougie qui ne sent pas le bois flotté ni la vanille générique, mais le cacao, la fleur d’oranger et la myrtille sauvage, moulée dans une silhouette qui rappelle les couches superposées d’un dessert. C’est exactement le pari que relève Acqua di Parma avec sa nouvelle collection de bougies sculpturales, née d’une rencontre entre la maison italienne et le chef pâtissier Luca Bernardini.
Quand un dessert devient objet
Tout part d’une conviction simple : la pâtisserie italienne possède déjà, en elle-même, une géométrie et une palette chromatique dignes d’un objet de décoration. Acqua di Parma a confié à Luca Bernardini, chef pâtissier qualifié de visionnaire par la maison, le soin de transposer cette intuition en trois bougies. Le résultat n’est ni une illustration ni une métaphore : chaque pièce traduit littéralement la structure du dessert dont elle s’inspire, courbes, couches et contrastes de textures compris.
Les silhouettes choisies ne cherchent pas la flatterie décorative facile. Elles empruntent directement à l’architecture des gâteaux, à la manière dont une cassata se stratifie ou dont un tiramisù oppose ses masses. Ce que le geste du pâtissier construit à la main, la cire le reproduit dans la durée.

Trois fragrances, trois desserts, trois identités visuelles
La collection se compose de trois fragrances distinctes, chacune ancrée dans un dessert de référence. La Cassata alla Zagara convoque la fleur d’oranger caractéristique du gâteau sicilien. Le Tiramisù al Gruè di Cacao traduit olfactivement l’amertume et la profondeur du cacao. La Panna Cotta ai Mirtilli Selvatici, enfin, s’appuie sur la myrtille sauvage pour définir son territoire sensoriel.
La palette de couleurs suit la même logique rigoureuse. Chaque teinte vient directement d’un ingrédient : le vert cassata, l’orange tangerine évoquant le cacao, le bleu myrtille sauvage et une nuance crème pour la panna cotta. Aucune couleur n’est là par convention esthétique. Toutes signifient quelque chose, et ce quelque chose se mange.
Le rôle de Luca Bernardini dans la démarche
La présence d’un chef pâtissier au cœur du processus créatif mérite qu’on s’y arrête. Acqua di Parma ne s’est pas contenté de s’inspirer librement de la gastronomie italienne de l’extérieur. La maison a associé Luca Bernardini à l’origine même de la collection, faisant de son regard et de sa connaissance des ingrédients le point de départ de chaque décision formelle et olfactive.
Cette approche prolonge naturellement la philosophie que la maison défend depuis ses débuts : accorder une place centrale à la touche humaine, au talent et au geste artisanal. Ici, ce geste appartient autant au monde de la cire qu’à celui du sucre.
Une collection qui marque les 110 ans de la maison
Acqua di Parma publie cette collection dans un contexte particulier : celui de son 110e anniversaire. C’est en 1916 que la maison a vu le jour, avec la création de Colonia par le baron Carlo Magnani, une eau de cologne conçue à l’origine pour un usage strictement personnel avant de s’ouvrir progressivement à un cercle plus large. Cette longévité repose, selon la maison elle-même, sur une philosophie constante : associer le savoir-faire traditionnel à une vision résolument moderne.
La collection de bougies s’inscrit dans cette continuité sans la singer. Elle ne célèbre pas l’anniversaire par un retour en arrière, mais par une proposition qui n’existait pas encore : faire de l’objet olfactif le prolongement sculptural d’une tradition culinaire italienne. Pour Acqua di Parma, le centenaire n’est pas une destination, c’est une occasion de reformuler ce que la création peut encore signifier.
Source : la publication de Acqua di Parma sur Instagram