Les meilleurs restaurants italiens de Paris du Bvlgari à Passerini, 15 tables qui valent le détour

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Paris abrite sans doute quelques-unes des meilleures tables italiennes au monde, et les meilleurs restaurants italiens de Paris se disputent une clientèle exigeante en 2026. Choisir où poser sa fourchette reste pourtant un exercice délicat, tant les adresses dignes d’intérêt foisonnent d’un arrondissement à l’autre.

Des palaces aux bistrots, les meilleurs restaurants italiens de Paris selon leur ambiance

Au septième étage du palace LVMH, quai du Louvre dans le 1er arrondissement, Langosteria s’impose d’emblée par son décor de marbre, de travertin et de laiton signé Peter Marino. Le chef Michele Biassoni y propose une carte marine généreuse, entre poulpe de Galice et focaccia à la tomate confite.

Plus confidentiel, le bar à coquillages du même établissement réunit des huîtres de chez Tarbouriech, des gamberi rossi de Sicile et des mazzancole. C’est une parenthèse iodée, perchée sur les toits de Paris, que peu d’autres adresses peuvent rivaliser.

Avenue George-V dans le 8e, le Bvlgari Hôtel confie sa table à Niko Romito, chef triplement étoilé dans ses Abruzzes natales. Derrière des assiettes d’apparence simple – spaghetti e pomodoro, linguine aux langoustes, risotto à la milanaise – se cache une technicité redoutable et une légèreté inattendue.

Le menu condivisione, pensé pour être partagé, défile des antipasti jusqu’au tiramisu en passant par des tortelli de panzanella à la crème de burrata. C’est ici que beaucoup situent la meilleure table italienne de la capitale.

Dans un registre plus feutré, Il Carpaccio occupe un jardin d’hiver au Royal Monceau, avenue Hoche dans le 8e. Le duo de chefs Oliver Piras et Alessandra Del Favero y partage une étoile Michelin et une vision commune de la gastronomie italienne moderne.

Leur Saint-Pierre à la sauce boscaiola et leur carpaccio de bœuf revisité à la truffe noire témoignent d’un sens aigu de l’équilibre. Le chef sommelier Gabriele Del Carlo orchestre une carte des vins ancrée en Piémont et en Toscane.

Les meilleures tables italiennes de Paris pour vivre la pasta dans toute sa diversité

Rue Traversière dans le 12e, Passerini fonctionne depuis 2016 comme une référence discrète parmi les foodies les plus pointus. Giovanni Passerini, ancien d’Arpège, a fait du sol en terrazzo et du bar en marbre de son bistrot le décor idéal pour des raviolis ultra fondants et des tripes à la romaine au pecorino râpé minute.

La partition est rustique dans le bon sens du terme, jamais ostentatoire. En salle, Justine veille sur une sélection de vins sans sulfite soigneusement choisie.

Dans le Haut Marais, Norma – rue de Turbigo dans le 3e – propose un voyage sicilien bâti autour d’un pastificio visible depuis la salle. Les pâtes naissent d’un mélange de farines de blé dur sicilien appelées grani antichi, et la pasta alla norma – sauce tomate, aubergines frites, ricotta salée, basilic – illustre ce que la cuisine de Catane peut donner à son meilleur niveau.

Moins connue, Felini rue Saint-Georges dans le 9e accueille seulement dix-huit couverts dans une salle que les bougies réchauffent chaque soir. La carte change au fil des saisons, les pâtes fraîches dominent, et le sentiment qui subsiste après le repas tient à une exigence constante pour environ 70 euros tout compris.

  • Passerini (12e) – tripes à la romaine et raviolis fondants, vins nature
  • Norma (3e) – pastificio visible, farines siciliennes, pasta alla norma
  • Felini (9e) – 18 couverts, pâtes fraîches de saison, environ 70 euros
  • L’Assaggio (1er) – agnolotti del plin, 45 euros au déjeuner, cour secrète
  • Localino (6e) – comptoir de 4 places, tortellini au beurre, 50-70 euros

Paris 1er, 5e, 11e : les meilleurs restaurants italiens de Paris hors des sentiers battus

Derrière le porche discret de l’hôtel Castille, rue Cambon dans le 1er, L’Assaggio surprend par sa cour secrète et sa cuisine piémontaise portée par le chef Marco Terenghi. Les agnolotti del plin et les tagliolini aux quarante jaunes d’œufs y sont des passages attendus par tout amateur de pâtes fraîches sérieux.

Le déjeuner d’affaires y tourne autour de 45 euros, le menu piémontais en quatre services autour de 110 euros. C’est un rapport qualité-expérience difficile à trouver dans ce niveau de cuisine à Paris.

Rue Laplace dans le 5e, Ciasa Mia fait figure d’ovni. Le chef Samuel Mocci cuisine dans un décor de chalet tyrolien, tandis que Francesca accueille en tenue régionale. Le menu en cinq temps au dîner coûte 85 euros et une version végétarienne est possible sur demande préalable.

Du côté de Père Lachaise dans le 11e, Tempilenti affiche une équipe entièrement féminine. Silvia Giorgione, sommelière turinoise, et Francesca Feniello, chef sarde, font voyager dans toute l’Italie sans jamais servir une pizza. Le vitello tonnato du Nord côtoie des friarielli napolitains, et les abats toscans dialoguent avec du taleggio de chèvre à la truffe.

Deux classiques parisiens qui méritent qu’on s’y arrête

Passage des Panoramas dans le 2e, Racines attire depuis 2017 une clientèle fidèle autour de la cuisine néo-italienne de Simone Tondo. L’ancienne imprimerie aux chaises en bois et à la cuisine ouverte accueille des polpettes al sugo, une cotoletta alla Milanese au poivre de Sarawak et un vitello tonnato aux câpres de Pantelleria qui revient dans toutes les conversations.

L’adresse a décroché une étoile Michelin en 2019. La sommelière Stéphanie Crockford accompagne chaque repas de conseils avisés sur les vins italiens.

Rue Marbeuf dans le 8e, Zeffirino incarne une tout autre tradition. La maison fondée à Gênes en 1939 par la famille Belloni a servi son pesto à plusieurs papes. À Paris, le décor de velours rouge et le service en veste blanche prolongent cet héritage ligure, autour de recettes transmises de génération en génération et d’un Negroni maison qui s’est imposé comme référence.

Place du Marché-Saint-Honoré dans le 1er, Siena ferme ce tour de la capitale par un décor de verrière habillée d’oiseaux en laiton brossé, conçu par Sophie Lacroix sur le modèle du palazzo toscan. Les linguine cacio e pepe préparées dans une meule de pecorino et le risotto crémeux à la burrata avec noix de Saint-Jacques placent cette adresse parmi celles dont on reparte en planifiant déjà le retour.

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