Lemaire fait du vêtement une œuvre avec Topor

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Un vêtement peut-il changer celui qui le porte, au-delà du simple jeu des apparences ? C’est précisément la question que pose Lemaire avec sa nouvelle capsule, construite autour des œuvres de Topor, et dont le propos dépasse largement la collaboration habituelle entre une maison de mode et un artiste.

Le vêtement comme espace de transformation

Le point de départ de cette capsule n’est pas esthétique, il est conceptuel. Lemaire y présente le vêtement comme un instrument de transformation, une façon de se changer soi-même en s’habillant autrement. Ce geste, qui pourrait sembler ordinaire, devient ici un acte délibéré, presque revendicatif.

C’est dans cette tension que la collaboration avec l’univers artistique de Topor prend tout son sens. Les œuvres reproduites sur les pièces ne sont pas de simples motifs décoratifs appliqués sur un tissu : elles interrogent, elles dérangent doucement, elles font du support textile quelque chose que l’on regarde autant qu’on le porte.

Lemaire fait du vêtement une œuvre avec Topor

Ce qui change, concrètement, c’est le statut de l’objet. Porter une pièce de cette capsule, c’est porter une œuvre au sens littéral du terme. La frontière entre s’habiller et collectionner se brouille, et c’est précisément là que Lemaire situe son intention.

Des œuvres sur des vêtements et des accessoires

La capsule couvre un champ large. Les reproductions de Topor se déploient sur des vêtements, mais aussi sur des accessoires, ce qui étend la proposition au-delà du seul vestiaire. Une pièce portée, un accessoire tenu ou glissé sous le bras : dans les deux cas, l’œuvre circule avec son porteur.

Ce choix de supports variés dit quelque chose sur la manière dont la maison envisage cette collaboration. Il ne s’agit pas d’imprimer un visuel sur un t-shirt et de s’arrêter là. La démarche cherche à faire coexister mode et art sur des objets du quotidien, sans hiérarchiser l’un par rapport à l’autre.

Lemaire fait du vêtement une œuvre avec Topor

C’est d’ailleurs ce qui distingue cette capsule d’un simple exercice de style. En choisissant à la fois le vêtement et l’accessoire comme terrains d’expression, Lemaire construit une garde-robe cohérente autour d’un artiste, pas une pièce isolée.

La campagne photographiée par Julia Andréone

La mise en image de la capsule a été confiée à Julia Andréone, qui signe la photographie de la campagne. Ce choix compte, car une collaboration art-mode engage autant dans sa façon d’être montrée que dans ses pièces elles-mêmes.

La campagne est ainsi le prolongement visuel de la capsule, le lieu où le dialogue entre les œuvres de Topor et les créations de la maison prend forme devant l’œil du spectateur. Ce que Julia Andréone capte, c’est une façon de mettre le vêtement en situation d’œuvre, de le regarder autrement que comme un habit.

Lemaire fait du vêtement une œuvre avec Topor

Pour ceux qui souhaitent découvrir la capsule, elle est disponible sur lemaire.fr ainsi que dans une sélection de boutiques. Aucune autre information de disponibilité n’est précisée.

Ce que cette capsule dit de la maison

En choisissant de s’associer à Topor, Lemaire ne cherche pas à faire de la mode plus artistique. La démarche va dans l’autre sens : elle interroge ce que le vêtement fait à celui qui le porte, ce qu’il transforme dans le regard que l’on pose sur soi et sur les autres. C’est une question ancienne, mais elle est posée ici avec une précision particulière.

Ce qui frappe dans cette capsule, c’est l’absence de compromis. Les œuvres de Topor ne sont pas adoucies pour s’adapter au textile. Elles s’y installent, avec leur force propre, et c’est au vêtement de les porter. Cette relation, où l’art ne se plie pas à la mode, donne à la capsule une cohérence que le simple licensing n’aurait pas produite. La maison assume ici un vrai point de vue sur ce que peut être une collaboration entre deux formes d’expression.

Source : la publication de Lemaire sur Instagram

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