Les archives secrètes de James Bond débarquent chez Omega

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Des passeports au nom de James Bond, une bague ornée d’une pieuvre, un porte-clés d’Aston Martin : des accessoires de tournage que peu de gens ont jamais approchés sortent aujourd’hui de leurs boîtes d’archives pour une exposition tenue à la boutique Omega de Glendale.

Des objets de plateau que le grand public ne voit presque jamais

Ce qui rend cette exposition rare, c’est moins le prestige des films concernés que la nature même de ce qui est montré. Les accessoires de tournage vivent habituellement dans l’ombre, rangés dans des réserves après la fin des productions. Ils ne sont ni vendus, ni exposés, ni circulés. Les voir rassemblés dans une boutique ouverte au public constitue une rupture avec cet usage discret.

Les pièces réunies ici proviennent des archives James Bond et couvrent sept films, du premier volet avec Omega au générique, GoldenEye sorti en 1995, jusqu’au plus récent, No Time To Die en 2021. Soit près de trois décennies de production condensées dans un seul espace.

Parmi les objets présentés figurent les passeports de James Bond utilisés dans Skyfall (2012) et dans Spectre (2015). Ce sont des documents de travail fabriqués pour les besoins du film, précis dans leurs moindres détails, et pourtant jamais destinés à être vus de près par quiconque en dehors des équipes de production.

Les archives secrètes de James Bond débarquent chez Omega

La bague Spectre, l’œil bionique et le porte-clés de l’Aston Martin

Trois autres pièces retiennent particulièrement l’attention. La première est la bague Spectre, reconnaissable à l’insigne pieuvre gravé sur son châton. Accessoire central du film éponyme sorti en 2015, elle n’avait jusqu’ici jamais quitté les coulisses pour être montrée au public. La voir de face, dans une boutique, change le rapport qu’on entretient avec ce détail de fiction.

La deuxième pièce à signaler est le porte-clés de l’Aston Martin DB5, issu de No Time To Die. Objet modeste en apparence, il concentre pourtant tout le soin apporté aux accessoires des films Bond : chaque détail compte, même celui qu’une caméra capte à peine. Sa présence dans l’exposition rappelle que le travail des équipes de décors et d’accessoires s’étend bien au-delà de ce que le spectateur perçoit à l’écran.

Les archives secrètes de James Bond débarquent chez Omega

L’exposition inclut par ailleurs plusieurs versions de l’œil bionique, autre accessoire tiré des films. Le fait que plusieurs déclinaisons soient présentées ensemble donne une idée du processus de fabrication : un même accessoire peut exister en plusieurs exemplaires ou variantes selon les besoins des scènes.

Omega, fil conducteur entre ces deux mondes

Ce n’est pas un hasard si c’est une boutique Omega qui accueille ces archives. La maison entretient un lien de longue date avec la saga Bond, et cette exposition en est une manifestation concrète. Plutôt que de s’en tenir à ses propres montres, Omega choisit ici d’ouvrir sa boutique à un patrimoine plus large, celui des décors et accessoires de tournage qui ont contribué à construire l’identité visuelle de l’agent 007 sur grand écran.

La montre reste au cœur de la relation entre Omega et Bond, mais l’exposition déplace légèrement le regard. Elle montre que l’univers de ces films se construit aussi dans les marges, dans des objets que le spectateur ne fait qu’entrevoir. En les sortant des archives, la marque offre une lecture différente de ces productions.

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Ce qu’il faut retenir avant de se déplacer

Pour les amateurs de la saga ou simplement pour ceux que la fabrication des films intéresse, voici les points essentiels de cette exposition :

  • Lieu : boutique Omega de Glendale
  • Date limite de visite : 8 novembre
  • Films représentés : sept productions, de GoldenEye (1995) à No Time To Die (2021)
  • Pièces phares : passeports de Bond issus de Skyfall et Spectre, bague Spectre, porte-clés de l’Aston Martin DB5, œil bionique en plusieurs versions
  • Caractère de l’exposition : des objets rarement montrés hors des réserves d’archives

Ce que cette exposition dit d’Omega va au-delà d’un simple partenariat avec une franchise de cinéma. La maison suisse, fondée à La Chaux-de-Fonds en 1848 par Louis Brandt et aujourd’hui basée à Biel/Bienne, transforme sa boutique de Glendale en espace de mémoire cinématographique, le temps d’une exposition qui donne à voir ce que les salles obscures n’ont jamais vraiment montré.

Source : la publication de Omega sur Instagram

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