Dolce & Gabbana habille la table aux étoiles avec DG Casa Zodiaco
Mesurer le temps, lire les étoiles, ordonner le monde visible : ce sont ces gestes anciens que Dolce & Gabbana convoque aujourd’hui dans une collection maison baptisée DG Casa Zodiaco, qui fait du quotidien un terrain d’astronomie domestique.
Des horloges astronomiques au service de la table
Le point de départ de cette collection n’est pas abstrait. Dolce & Gabbana puise directement dans les horloges astronomiques et les cadrans solaires anciens, deux instruments conçus pour cartographier la course des astres et organiser le temps humain. Ce choix de référence dit quelque chose de précis sur l’intention : non pas une évocation vague du ciel étoilé, mais une lecture attentive d’objets qui, pendant des siècles, ont réconcilié la science et l’artisanat.
Ces instruments d’époque avaient en commun une ambition : rendre visible ce qui échappe à l’œil nu. La maison transpose cette logique à des objets du quotidien. Ainsi, arts de la table, textiles et accessoires décoratifs deviennent les supports d’une même grammaire cosmique. La cohérence thématique est réelle, parce qu’elle repose sur un corpus historique identifiable, pas sur une imagerie diffuse.
Le thème central retenu par Dolce & Gabbana est celui de l’harmonie et de l’ordre du cosmos. C’est précisément ce qu’illustraient les cadrans solaires : une façon de faire rentrer l’infini dans un cercle tracé, de donner à l’espace une mesure. Appliquer cette idée à une assiette ou à un textile, c’est proposer que la table du quotidien puisse elle aussi participer d’un certain ordonnancement du monde.
Trois catégories, un vocabulaire commun
DG Casa Zodiaco se déploie sur trois familles de produits : les arts de la table, les textiles et les accessoires décoratifs. Cette tripartition n’est pas anodine. Elle couvre les trois grandes échelles de la vie intérieure : ce que l’on pose sur une surface, ce que l’on drape dans l’espace, ce que l’on place pour ponctuer une pièce. Ensemble, elles permettent à une maison d’adopter un langage visuel cohérent, pièce après pièce.
Ce type de cohérence sur plusieurs catégories distingue une collection maison sérieuse d’une ligne d’appoint. Dolce & Gabbana ne propose pas ici un objet isolé traité sur un thème zodiacal : la maison construit un système décoratif complet, dont chaque élément peut dialoguer avec les autres. C’est un parti pris éditorial autant qu’esthétique.
DG Casa Zodiaco et la montée des collections maison dans la mode italienne
La communication officielle autour de DG Casa Zodiaco mobilise le hashtag MadeInItaly, ancrant explicitement la collection dans une identité de fabrication nationale. Ce n’est pas un détail marketing neutre. Pour une maison dont le chiffre d’affaires a dépassé le milliard de dollars en 2012, développer une ligne maison structurée représente une extension de territoire qui dépasse le vestiaire et touche à la façon d’habiter.
Cette orientation révèle quelque chose de plus large. Les grandes maisons de mode italiennes investissent de plus en plus l’art de vivre comme prolongement naturel de leur identité de marque. Fondée à Milan par Domenico Dolce et Stefano Gabbana, la maison porte depuis ses origines une vision de l’Italie comme culture totale : la cuisine, la famille, le corps, la fête. La maison au sens propre, celui que l’on décore et que l’on habite, s’inscrit logiquement dans ce registre.
Que la collection choisisse précisément l’astronomie et les instruments de mesure du temps comme fil conducteur dit aussi quelque chose sur l’image que Dolce & Gabbana cherche à projeter : une Italie savante autant que sensuelle, héritière de traditions intellectuelles et artisanales que l’objet du quotidien peut incarner. DG Casa Zodiaco ne propose pas simplement de beaux objets. Elle propose un cadre interprétatif, une manière de regarder ce qu’on pose sur sa table comme le fragment d’un ordre plus vaste.
Source : la publication de Dolce & Gabbana sur Instagram