Bvlgari puise dans ses archives de 1942 pour inventer Vimini
Un bracelet vieux de plus de quatre-vingts ans ressurgit des archives de Bulgari pour devenir le point de départ d’une collection entière. C’est ce geste, rare dans sa précision, que la maison romaine accomplit avec Bvlgari Eternal et sa première pièce, Vimini, réalisée en or jaune. Le mouvement est aussi net que le métal choisi : regarder en arrière pour écrire autrement.
Une archive de 1942 remise en mouvement
Tout part d’un bracelet conservé dans les archives de Bulgari, daté de 1942. Ce n’est pas une date anodine : cette pièce ancienne porte en elle une façon de construire, d’articuler la matière, d’organiser le volume. C’est précisément ce langage formel que la maison a choisi de rouvrir, non pour le reproduire, mais pour le relire.
Le résultat s’appelle Vimini. Ce bracelet constitue la première pièce de la collection Bvlgari Eternal, et son existence dit quelque chose sur la méthode : plutôt que de partir d’une tendance extérieure, Bulgari fouille son propre fonds. L’archive devient matière première, au même titre que l’or jaune dans lequel Vimini est entièrement réalisé.
Ce choix de l’or jaune n’est pas anodin non plus. Face à d’autres métaux ou à des combinaisons de gemmes, la maison opte ici pour une cohérence monomatière, où la chaleur du métal suffit à porter la pièce. La construction fait tout le reste.
Ce que la structure modulaire change pour celle qui porte le bijou
Ce qui distingue Vimini, et plus largement la démarche de Bvlgari Eternal, tient à l’architecture même du bijou. La construction est modulaire et rythmique : les éléments s’enchaînent selon une logique répétée, comme une partition dont chaque module serait une mesure.
Cette organisation n’est pas uniquement visuelle. Elle est pensée pour s’adapter aux mouvements du corps. Concrètement, cela signifie que le bracelet épouse le poignet sans rigidité, qu’il accompagne le geste plutôt qu’il ne le contraint. Pour celle qui le porte, la différence est sensible : un bijou qui suit la peau plutôt qu’un bijou qu’on ajuste.
C’est là que la référence à 1942 prend tout son sens. Ce que Bulgari reconnaît dans ce bracelet d’archive, c’est peut-être cette intelligence constructive, cette façon ancienne de penser le bijou comme un objet articulé, mobile, vivant. La collection Bvlgari Eternal ne restaure pas une forme : elle en extrait un principe.
Bvlgari Eternal : une collection qui s’annonce comme un programme
Présenter Vimini comme la première pièce d’une collection implique qu’il en suivra d’autres. Bvlgari Eternal se pose ainsi moins comme un objet fini que comme un cadre de travail, une manière de relire l’héritage créatif de la maison au fil des créations à venir.
Fondée à Rome en 1884, Bulgari s’est construit une réputation qui dépasse la joaillerie stricto sensu, en développant aussi bien les montres que les parfums, les accessoires ou les hôtels. Mais c’est dans la joaillerie que la maison ancre son identité la plus profonde. En 2024, la création de la Fondazione Bvlgari a traduit cette même logique de long terme dans le champ philanthropique : s’engager dans la durée, restituer ce qu’on a reçu. Bvlgari Eternal, à sa manière, applique ce principe au patrimoine créatif.
Rouvrir une archive de 1942 pour construire une collection en 2026, c’est traiter l’histoire interne de la maison comme une ressource vivante. Pas un musée, pas une nostalgie : une conversation entre deux époques, menée en or jaune.
Source : la publication de Bulgari sur Instagram