Tiffany & Co. dévoile Hidden Garden, sa nouvelle collection Blue Book inspirée de Jean Schlumberger
En mai 2026, Tiffany & Co. dévoile sa nouvelle collection Blue Book intitulée « Hidden Garden ». Cette série de haute joaillerie rend hommage au créateur Jean Schlumberger, figure majeure de la maison new-yorkaise. Entre papillons, perroquets et pierres rares, chaque pièce raconte une histoire précise.
Le Blue Book : un rendez-vous annuel depuis 1845
Tout commence avec un simple catalogue. En 1845, Charles Lewis Tiffany publiait The Blue Book pour présenter ses pierres précieuses à une clientèle fortunée. Depuis lors, ce format est devenu le rendez-vous le plus attendu de la haute joaillerie américaine.
En 2026, c’est Nathalie Verdeille, directrice artistique de la maison depuis 2021, qui signe Hidden Garden. Il s’agit de sa quatrième collection pour ce format prestigieux. Cette édition apparaît comme la plus ambitieuse dans sa construction narrative.
Le point de départ est clairement affiché : Jean Schlumberger. Ce créateur fantasque a transformé la joaillerie Tiffany & Co. en théâtre du vivant dans les années 50 à 80. Papillons, perroquets, abeilles et bourgeons constituaient ses motifs de prédilection.
« Les motifs de Schlumberger sont ici convoqués, mais jamais copiés. C’est la nuance qui compte. »
Le chapitre Parrot : saphirs et émail paillonné
Schlumberger avait dessiné des broches perroquets dans les années 60, avec leur excentricité caractéristique. Nathalie Verdeille les réinterprète en mêlant des saphirs bleus et violets non traités à un émail paillonné appliqué à la main. Les teintes varient du bleu nuit au vert canard, en passant par le Tiffany Blue®.
Le résultat est irisé et vivant. Cette précision d’exécution relève presque de la miniature. La pièce existe par elle-même, sans avoir besoin de l’original pour la justifier.
- Saphirs bleus et violets non traités pour le chapitre Parrot
- Émail paillonné appliqué à la main en trois teintes distinctes
- Diamant ovale D-color Type IIa de plus de 10 carats pour le chapitre Bee
- Aigue-marine Santa Maria de plus de 22 carats pour Bird on a Rock
- Rubis ovales non traités du Mozambique pour le chapitre Palm
Une obsession gemmologique au cœur de la collection
Ce qui distingue Hidden Garden, c’est la rigueur dans le choix des pierres. Chaque gemme est nommée, sourcée et justifiée avec précision. Les aigues-marines du chapitre Bird on a Rock viennent du Brésil, teinte Santa Maria. Ce bleu offre une profondeur et une saturation rares.
La pièce maîtresse de ce chapitre est un collier transformable en broche. Deux oiseaux perchés sur une pierre de plus de 22 carats en constituent le motif central. Des perles de chrysoprase taillées sur mesure encadrent l’ensemble. Ainsi, le vert acide répond à l’intensité bleue avec une logique chromatique implacable.
Le chapitre Bee prend pour point de départ la célèbre bague Two Bees de Schlumberger. Des alvéoles géométriques en or jaune 18 carats accueillent des diamants ovales. La bague centrale présente un ovale D-color, internally flawless Type IIa de plus de 10 carats. De plus, des abeilles en figural restent dissimulées dans la monture.
Rubis du Mozambique et saphirs du Sri Lanka
Le chapitre Palm met en valeur des rubis ovales non traités. Ces pierres proviennent du Mozambique et ont été sélectionnées pour leur fluorescence autant que pour leur couleur. Cette attention au détail caractérise l’approche de la maison joaillière.
Pour le chapitre Monarch, des saphirs coussin venus du Sri Lanka et de Madagascar trouvent leur place. Ils sont nichés dans des feuillages sculptés en platine et or jaune 18 carats. Par ailleurs, cette création réinterprète un collier historique à papillon caché.
Bloom : une exception en or jaune
Au milieu de cette collection dominée par le platine, un chapitre fait exception. Bloom est entièrement réalisé en or jaune 18 carats. Des saphirs roses et violets capturent l’instant d’avant l’éclosion. C’est la pièce la plus singulière de l’ensemble.
Ce chapitre révèle peut-être le regard personnel de la directrice artistique. Un peu à l’écart du bestiaire schlumbergérien, Bloom s’autorise une douceur organique qui lui est propre. Cette nuance mérite d’être notée sur une collection aussi dense.
Avec Hidden Garden, Tiffany & Co. poursuit son dialogue avec son patrimoine. La maison new-yorkaise prouve qu’un hommage peut devenir une conversation. Chaque pierre, chaque motif, chaque détail technique témoigne d’un savoir-faire perpétué depuis 1845.
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