Ces 9 expos gratuites en plein air transforment Paris en musée à ciel ouvert tout l’été

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Cet été, Paris transforme ses rues, ses berges et même ses cimetières en galeries à ciel ouvert. 9 expos gratuites investissent la capitale et sa périphérie tout le mois d’août, pour tous ceux qui veulent vivre la culture sans débourser un centime.

Un voyage entre deux continents, sans quitter la Seine

Les berges de Seine concentrent cette saison une belle densité d’expositions en plein air. Ainsi, Roma, ville lumière installe ses images au Parc des Rives de Seine (1er) jusqu’au 30 août 2026. L’exposition retrace 60 ans d’histoire du cinéma italien, en montrant Rome comme décor et source d’inspiration, des monuments emblématiques jusqu’aux recoins les moins fréquentés de la ville.

De l’autre côté du globe, trois expos gratuites sur le thème américain prennent leurs quartiers sur les quais. Coney Island Queen, signée par la photographe Ludivine Combe, déploie ses clichés aux accents rétro sur la Berge de Seine, Rampe Châtelet (4e). On y voit l’océan à perte de vue et les regards expressifs de ses modèles, le tout jusqu’au 30 août 2026. Juste à côté, Plages urbaines : USA (Parc Rive de Seine, rampe Lobau, 4e) porte la signature des photographes de National Geographic. Malibu, Los Angeles, New York, Atlantic City et Hawaï s’y succèdent pour montrer comment les grandes métropoles américaines articulent béton et vie balnéaire.

Ces trois rendez-vous forment donc un circuit fluide le long de la rive droite, idéal pour une après-midi sans voiture.

Cinq expos gratuites à saisir avant mi-septembre

Certaines de ces expositions à entrée libre ferment dès la fin de l’été. Mieux vaut donc ne pas les remettre à plus tard.

  • Lévitation. Mathieu Forget, 10 ans de photographies – sur les grilles de la Tour Saint-Jacques, 88 rue de Rivoli (4e), jusqu’au 15 septembre 2026. Plus de 40 photographies capturent des corps en suspension dans des décors du monde entier.
  • Philadelphie : un voyage à travers l’Histoire – Square Thomas Jefferson, 1 place des États-Unis (16e), jusqu’au 15 septembre 2026. Une vingtaine de dessins célèbrent les 250 ans de l’indépendance américaine et l’amitié franco-américaine.
  • Paris U.S.A – sur les grilles de l’Hôtel de Ville, 29 rue de Rivoli (1er), jusqu’au 30 août 2026. Un photographe franco-américain a cherché Paris au Texas, au Kentucky, en Arkansas et dans l’Illinois. Tour Eiffel coiffée d’un chapeau de cowboy, usine à balais et temple mormon y racontent la réalité de milliers d’Américains qui portent ce nom.
  • Roma, ville lumière – Parc des Rives de Seine (1er), jusqu’au 30 août 2026.
  • Deux siècles d’images – Parc des Chanteraines à Villeneuve-la-Garenne et Domaine de Sceaux (92), jusqu’au 18 septembre 2026. Le bicentenaire de la photographie s’y célèbre à travers 200 ans de vie dans les Hauts-de-Seine.

Car certaines de ces expos gratuites restent accessibles bien au-delà d’août, il reste utile de vérifier les dates avant de partir.

La photographie à l’honneur, du canal à la banlieue

L’image fixe tient une place centrale dans ce panorama estival. Deux siècles d’images propose ainsi une immersion dans l’histoire des Hauts-de-Seine à travers des clichés d’archives. Des scènes du quotidien côtoient des moments historiques forts, et des situations insolites comme une vache dans les rues de Saint-Cloud apportent une touche de légèreté inattendue. L’exposition se tient en deux lieux, le Parc des Chanteraines (46 avenue Georges Pompidou, Villeneuve-la-Garenne) et le Domaine de Sceaux (8 avenue Claude Perrault), tous deux accessibles gratuitement.

De son côté, Mathieu Forget a passé 10 ans à photographier des corps en lévitation aux quatre coins du monde. Chaque image cherche une harmonie précise entre le sujet et son cadre naturel, créant une tension douce entre la gravité et l’envol. Ces expos gratuites confirment que la photographie de rue et de plein air atteint un niveau de qualité comparable à celui des grandes galeries parisiennes.

Mémoire, féminité et rapport à la mort : les expos qui durent

Au-delà de l’été, deux expositions en plein air proposent une réflexion plus profonde sur la mémoire et l’identité. Les comédiennes des passerelles investit les bords du canal Saint-Martin (quai Valmy, rue de Lancry, 10e) jusqu’au 30 octobre 2026. Dix panneaux rendent hommage aux comédiennes qui ont donné leur nom aux passerelles du canal. Un QR code accompagne chaque photo et renvoie vers un podcast dédié à la vie de ces femmes, leur histoire et leurs combats.

Plus inattendu encore, Demeure installe ses oeuvres sur un kilomètre au coeur du cimetière parisien de Pantin (164 avenue Jean-Jaurès, 93500 Pantin), le plus grand cimetière de la capitale. Le collectif Poush y mêle installations, performances et oeuvres numériques pour transformer notre regard sur la mort et renforcer le lien entre ceux qui sont partis et ceux qui restent. L’exposition reste accessible tous les jours de 8h à 17h45, et ce jusqu’au 15 novembre 2026.

Ces deux rendez-vous sortent du registre habituel des expos gratuites estivales. Ils offrent une expérience plus intime, portée par une vraie intention artistique et mémorielle. Cet été, Paris donne rendez-vous à tous ceux qui cherchent à voir autrement, sans contrainte de budget et sans s’enfermer entre quatre murs.

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