Journée mondiale de la photographie : 10 expositions parisiennes à voir cet été

Journée mondiale de la photographie : 10 expositions parisiennes à voir cet été
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La journée mondiale de la photographie tombe chaque année le 19 août, et Paris 2026 la célèbre avec une générosité rare. Cet été, la capitale réunit des expositions fortes, des regards croisés et des médiums variés. Ainsi, des berges de Seine aux musées du 14e arrondissement, le programme est dense et accessible.

La photographie à l’honneur dans tout Paris cet été

La Maison Européenne de la Photographie propose deux événements distincts jusqu’au 13 septembre 2026. D’un côté, Camille Vivier retrace vingt-cinq ans de carrière à travers près d’une centaine d’œuvres. De l’autre, une trentaine d’artistes se réunissent pour célébrer le bicentenaire de la photographie dans une exposition pensée comme un abécédaire.

Camille Vivier joue avec les codes du corps féminin. La chair dialogue avec les objets inanimés, entre édito de mode pointu et art underground. Par contraste, l’exposition collective « La photographie en toutes lettres » s’adresse à tous les publics, du novice au connaisseur, des années 20 à nos jours.

Ces deux propositions font de la MEP, au 5/7 rue de Fourcy dans le 4e, un passage incontournable pour marquer la journée mondiale de la photographie cette année.

Des corps en lévitation aux grilles de la Tour Saint-Jacques

Le photographe Mathieu Forget présente plus de 40 clichés aux grilles de la Tour Saint-Jacques, 88 rue de Rivoli dans le 4e, jusqu’au 15 septembre 2026. Aux quatre coins du globe, il capture des corps qui s’envolent, hors du sol, hors du temps. Chaque image compose une harmonie singulière entre le sujet et son environnement.

Cette exposition en accès libre offre un moment suspendu en plein air. De plus, elle s’inscrit parfaitement dans l’esprit de fête autour du médium photographique que porte la journée mondiale de la photographie.

« Des images d’apparence joyeuse et décontractée, qui cachent une réalité parfois bien plus crue. »

Marilyn, Elton John et les nuits parisiennes sous l’objectif

La Galerie de l’Instant, au 46 rue de Poitou dans le 3e, retrace l’évolution de Marilyn Monroe jusqu’au 15 septembre 2026. C’est à travers l’objectif de Sam Shaw, ami proche de l’actrice, que l’on découvre des clichés d’une profondeur rare. Entre coulisses de tournages, portraits intimes et moments du quotidien, ces images retracent l’évolution d’une femme souvent malmenée. L’entrée est libre.

Au Jeu de Paume, place de la Concorde dans le 1er, l’exposition « Fragile Beauté » présente des centaines de clichés issus de la collection de Sir Elton John et David Furnish, qui en comporte plus de 7 000. Cinq sections thématiques abordent le désir, la mode, les célébrités et le photojournalisme. Des noms comme Robert Mapplethorpe, Irving Penn, Diane Arbus ou Herbert List figurent parmi les artistes exposés, jusqu’au 27 septembre 2026.

Par ailleurs, la Galerie Roger-Viollet, au 6 rue de Seine dans le 6e, propose jusqu’au 3 octobre 2026 une sélection de photos nocturnes de Paris. Les lumières des appartements, des vitrines et des clubs illuminent la capitale de mille feux. L’entrée est libre.

  • Camille Vivier à la MEP, jusqu’au 13 septembre 2026, 5/7 rue de Fourcy, 4e
  • Lévitation de Mathieu Forget aux grilles de la Tour Saint-Jacques, jusqu’au 15 septembre 2026, entrée libre
  • Marilyn Monroe par Sam Shaw à la Galerie de l’Instant, jusqu’au 15 septembre 2026, entrée libre
  • Fragile Beauté au Jeu de Paume, collection Elton John et David Furnish, jusqu’au 27 septembre 2026
  • Paris, ouvert la nuit à la Galerie Roger-Viollet, jusqu’au 3 octobre 2026, entrée libre

Kourtney Roy et le tourisme décortiqué à la Cité de l’Économie

À la Cité de l’Économie, 1 place du Général Catroux dans le 17e, la photographe Kourtney Roy met en lumière nos contradictions face au tourisme. Son style coloré et humoristique démonte les mythes du voyage, entre image de rêve et dérives financières, économiques et culturelles. L’exposition est visible jusqu’au 20 septembre 2026.

Ses images, réalisées dans un style délicieusement rétro, cachent une réalité parfois bien plus crue. Ainsi, cette proposition s’inscrit dans la richesse du programme parisien autour de la journée mondiale de la photographie.

Robert Capa et les grands âges : deux regards sur l’humain

Le Musée de la Libération, au 4 avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy dans le 14e, consacre une exposition à Robert Capa jusqu’au 10 décembre 2026. De salle en salle, l’institution retrace la vie et la carrière de ce grand reporter de guerre. Son regard incisif couvre les plus grands conflits du XXe siècle, de la guerre d’Espagne au Débarquement en Normandie, en passant par l’Indochine.

De son côté, le Musée de l’Homme, au 17 place du Trocadéro et du 11 Novembre dans le 16e, présente « Les Grands âges » jusqu’au 3 janvier 2027. Cette exposition est le fruit de la rencontre entre le biodémographe Samuel Pavard, professeur au Muséum et spécialiste du vieillissement, et Nikos Aliagas, photographe. Art et science se mêlent pour livrer un regard sur l’homme et son rapport au temps qui passe.

Ces deux propositions prolongent bien au-delà de l’été la dynamique lancée par la journée mondiale de la photographie. Elles rappellent, par ailleurs, que ce médium reste un outil puissant pour raconter l’histoire et la condition humaine. La journée mondiale de la photographie trouve ainsi à Paris 2026 un écho particulièrement fort, porté par des institutions engagées et des artistes aux regards singuliers.

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