Céline Dion remonte sur scène dans une création Schiaparelli sur mesure
Vingt-six soirées sur scène à Paris, et c’est une création Schiaparelli qui ouvre le bal. Pour la première de sa résidence parisienne, Céline Dion a choisi de se présenter devant son public dans une tenue réalisée sur mesure par la maison, construite à partir de deux sources distinctes que presque neuf décennies séparent.
Un vêtement conçu comme un pont entre deux époques
La tenue ne sort pas d’une collection existante. Elle a été pensée spécifiquement pour cet événement, en s’appuyant sur une pièce d’archive de la maison datant des années 1930, puis en la croisant avec une interprétation issue de la collection Haute Couture printemps-été 2025 signée Daniel Roseberry. Ce double ancrage, historique et contemporain à la fois, donne à la création un statut particulier : elle n’est ni une reproduction ni une pièce de saison, mais une synthèse conçue pour une occasion précise.
C’est précisément ce va-et-vient entre deux moments du vestiaire de la maison qui retient l’attention. La collection Haute Couture printemps-été 2025 de Roseberry a servi de point de départ pour réinterpréter l’archive, non pour la reproduire à l’identique. Le résultat est une pièce qui s’appuie sur un héritage de forme tout en assumant un regard actuel.
Schiaparelli au cœur d’une soirée attendue
La résidence parisienne de Céline Dion représente 26 spectacles au total. La première soirée concentrait donc une pression particulière, celle du retour, de la lumière retrouvée, du regard du public. Confier à Schiaparelli l’habillage de cet instant dit quelque chose sur le rôle que la mode peut jouer dans la construction d’un moment fort. La tenue n’est pas un accessoire du spectacle : elle en fait partie.
La haute couture, par définition, s’adapte à un corps et à une circonstance. Ici, ce principe est poussé plus loin encore, puisque la pièce intègre aussi une dimension historique que seules les maisons avec un fonds d’archives suffisamment riche peuvent mobiliser. Schiaparelli dispose de cet outil, et ce projet en montre un usage concret.
L’image, dernier maillon de la création
Pour documenter cet habillage, la maison a fait appel au photographe Nicolas Gerardin. Le styling a été assuré conjointement par Annie Horth et Patrick Vimbor. Ces noms ne figurent pas dans la tenue, mais ils composent l’image finale que le public retiendra, celle qui circule, qui ancre la création dans les mémoires.
La photographie de mode joue ce rôle discret mais décisif : traduire une pièce en image, lui donner une lisibilité au-delà de la scène. Sur un événement de cette nature, où la tenue n’est portée qu’une soirée et devant un public présent en salle, l’image devient le seul vecteur durable. C’est en ce sens que le travail de Gerardin, Horth et Vimbor prolonge, à sa manière, celui de l’atelier.
Ce que cette création révèle sur la démarche de la maison
Mettre en dialogue une archive des années 1930 et une collection récente n’est pas un exercice anodin. Cela suppose une lecture précise de ce que la pièce d’origine contenait, et une décision claire sur ce que la version actuelle doit en conserver ou en transformer. Daniel Roseberry, directeur artistique de Schiaparelli, a posé ce cadre avec la collection Haute Couture printemps-été 2025. La commande pour Céline Dion a ensuite utilisé ce cadre comme matière de travail.
Ce type de création sur mesure, construite à la croisée d’un fonds d’archives et d’une collection en cours, place la haute couture dans son registre le plus précis : celui où chaque décision de coupe, de référence et de main est justifiée par une intention, pas par un catalogue. Pour les 26 soirées qui suivront la première, la tresse entre passé et présent tissée par Schiaparelli aura déjà marqué l’ouverture.
Source : la publication de Schiaparelli sur Instagram