Polaroids et équipe soudée, Michael Kors dans les coulisses du show

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Un rectangle de papier qui se développe lentement, l’image qui apparaît sous les doigts : c’est avec ce geste simple et délibérément ancien que Michael Kors et Lance ont choisi de documenter les coulisses de leur dernier défilé. Derrière cette décision se dessine une manière de travailler, et une cohésion d’équipe qui mérite qu’on s’y arrête.

Le Polaroid comme parti pris

Dans un secteur où chaque backstage est filmé, streamé et filtré en temps réel, l’apparition de Polaroids façon old school dans les coulisses du défilé Michael Kors Collection relève aussi d’un choix assumé. Ce n’est pas un accessoire de décor : c’est l’outil retenu pour capturer la préparation du show. L’image instantanée, imparfaite par nature, s’impose ici comme une réponse concrète à la saturation du tout-numérique.

Ce choix dit quelque chose sur l’intention. Plutôt que de multiplier les contenus, la maison a préféré figer des instants dans leur imperfection, avec la chaleur légèrement passée que seul le film instantané produit. C’est une esthétique qui ralentit, qui fait aussi durer le moment au lieu de le consommer.

Une équipe au centre du dispositif

Le message signé conjointement par Michael et Lance ne met pas en avant une pièce ou une silhouette. Il met en avant des visages, des mains au travail, une dynamique collective. Cette façon de communiquer déplace le regard : ce n’est pas seulement le résultat du défilé qui compte, c’est ce qui se construit avant.

Parmi les collaborateurs mis en lumière, Carlos Nazario figure comme un acteur central de la préparation du show. Sa présence soulignée dans ce contenu de coulisses indique un rôle créatif qui dépasse la simple exécution. Les mannequins, eux aussi présents dans ces images de préparation, apparaissent non pas comme des silhouettes interchangeables, mais comme des participants actifs à la construction du défilé.

Ce que cette mise en scène révèle, c’est une vision du travail collectif où chaque maillon de la chaîne mérite d’être montré. Pour Michael Kors, le show commence bien avant que les premières silhouettes ne franchissent le podium.

NYFW comme cadre, la nostalgie comme matière

Le contenu est associé aux hashtags MichaelKorsCollection et NYFW, ce qui ancre ce défilé dans le calendrier de la New York Fashion Week. Mais c’est précisément dans ce contexte de surenchère événementielle que le recours au Polaroid prend tout son sens. Là où tout le monde produit du contenu en volume, Michael Kors et son équipe ont choisi la rareté du tirage unique, le grain du film, la limite physique du cadre.

La nostalgie, ici, n’est pas un habillage superficiel. Elle structure la manière dont la maison documente son propre travail. C’est une décision éditoriale, pas une tendance. Et cette décision dit quelque chose de précis : ce qui se passe en coulisses mérite une attention au moins aussi grande que ce qui se passe sur le podium.

Ce regard porté aussi vers l’intérieur, vers le processus plutôt que vers le seul résultat, distingue cette communication de la plupart des comptes rendus de défilés. Michael Kors Collection n’a pas cherché à impressionner par l’ampleur : la maison a aussi choisi de convaincre par la sincérité du geste, et c’est peut-être là son mouvement le plus juste.

Source : la publication de Michael Kors sur Instagram

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