Velata, la collection Dolce & Gabbana entre noir absolu et rose rouge
Noir absolu d’un côté, roses rouges épanouies de l’autre : Dolce & Gabbana joue la carte du contraste assumé avec Velata, une collection qui repose sur deux partis pris visuels radicaux et ne cherche aucun compromis entre eux. Ce que la maison propose ici, c’est moins une palette qu’une tension, portée pièce après pièce par un travail artisanal entièrement conduit en Italie.
Le motif rose rouge, fil conducteur d’une collection bâtie sur l’opposition
Dans Velata, le motif rose rouge sur fond noir traverse l’ensemble du vestiaire sans exception. Il apparaît sur les vêtements, puis se prolonge aux accessoires, créant une cohérence visuelle que la maison pousse jusqu’au bout. Ce choix n’est pas celui d’un imprimé parmi d’autres : c’est lui qui structure toute la collection.
Parmi les pièces les plus directement portées par ce motif, les sandales et les mules en soie ornées du rose rouge retiennent l’attention. La soie capte la lumière différemment selon le mouvement, ce qui donne à un imprimé fixe une qualité presque changeante. C’est dans ce type de détail que la proposition de Dolce & Gabbana prend sa profondeur.
À ce motif s’oppose un registre strictement noir, dont la maison tire plusieurs silhouettes autonomes. L’une d’elles associe une jupe et une veste en maille point de dentelle, des slingbacks en cuir verni et une mini Sicily Bag en veau lisse : un total look construit sur la texture plutôt que sur la couleur, où chaque matière répond à une autre.
La Sicily Bag et ses déclinaisons : une pièce, plusieurs logiques
La Sicily Bag occupe une place centrale dans Velata, et Dolce & Gabbana choisit de la décliner selon des directions opposées. La première version reprend le motif rose rouge, cette fois en brocade, avec des broderies en cristal qui ajoutent une dimension tactile à l’imprimé. Le résultat est chargé, délibérément.
La seconde version, baptisée MySicilyBag, prend le contre-pied exact de cette exubérance. Déclinée en veau, elle intègre plusieurs poches pensées pour un usage fonctionnel. Là où la version brocade relève de l’objet à regarder, la MySicilyBag se présente comme un sac à porter au quotidien, sans renoncer à la qualité de fabrication.
Un troisième sac complète l’offre : le Vittoria, aux formes minimalistes et aux détails dorés. Il s’inscrit dans le registre épuré que la collection explore en parallèle de son versant fleuri, et prouve que Velata n’est pas monolithique dans ses choix esthétiques.
Le noir minimaliste, deuxième langage de Velata
Si le motif rose rouge concentre l’attention, la collection ménage aussi un espace au dépouillement. Un long manteau noir aux lignes minimalistes en témoigne, présenté avec la MySicilyBag. La silhouette est longue, la coupe sans ornement, et c’est précisément cette absence d’effet qui en fait une proposition distincte du reste.
Dans le même registre, des escarpins en cuir verni aux lignes épurées et à de nouvelles proportions rejoignent la collection. Le cuir verni apporte une surface réfléchissante qui contraste avec l’aspect mat du manteau noir. Ainsi, même dans le monochrome, Dolce & Gabbana maintient un dialogue entre les matières.
Le fait à la main en Italie, revendiqué pièce après pièce
Chaque pièce de Velata porte les mentions DGFattoAMano et MadeInItaly. Ce double marquage n’est pas une simple indication d’origine : il signale que la fabrication à la main, en Italie, est une donnée constitutive de la collection, pas un argument de vente secondaire.
Cette exigence de production prend un sens particulier dans une collection qui mêle des techniques aussi différentes que la broderie en cristal, le travail du veau, le point de dentelle en maille ou la soie imprimée. Chacune de ces matières demande une approche spécifique, et c’est dans la diversité de ces savoir-faire que Dolce & Gabbana ancre la cohérence de Velata : non pas dans un style unique, mais dans une exigence d’exécution commune à toutes les pièces.
Source : la publication de Dolce & Gabbana sur Instagram