Gerald Genta marie l’onyx noir et l’or pour une répétition minutes

ParisSelectBook - Gerald Genta marie l'onyx noir et l'or pour une répétition minutes
ParisSelectBook - Gerald Genta marie l'onyx noir et l'or pour une répétition minutes
Suivre Paris Select Book sur Nous suivre

Un cadran taillé dans l’onyx noir, enchâssé dans un boîtier coussin coulé en or jaune 3N : la nouvelle Geneva Minute Repeater Black Onyx de Gerald Genta repose sur une opposition franche, presque radicale, entre deux matières que tout semble séparer.

Quand la pierre et l’or s’affrontent sur le cadran

L’onyx noir est une matière minérale, froide, dense, qui absorbe la lumière plutôt qu’elle ne la renvoie. L’or jaune 3N, lui, irradie une chaleur ambrée, presque solaire. Poser l’un contre l’autre n’est pas un geste neutre. C’est une décision de design qui engage toute la lecture de la montre.

Ce face-à-face entre le minéral et le métal précieux structure visuellement chaque détail de la pièce. Le boîtier coussin, avec ses angles adoucis et ses flancs généreux, encadre le cadran d’onyx comme une monture de joaillerie encadrerait une pierre taillée. La forme n’est pas anodine : elle confère à la montre une présence sculpturale, quelque chose qui tient autant de l’objet d’art que du garde-temps.

C’est précisément cette tension, entre la dureté froide du minéral et la souplesse lumineuse du métal, que Matthieu Hegi, directeur artistique de la maison, place au cœur de sa démarche. Depuis le renouveau de Gerald Genta en 2023, la marque assume une approche que la matière décrit comme organique et artistique du design. La Geneva Minute Repeater Black Onyx en est l’expression la plus directe.

La répétition minutes, complication au service d’une vision

Derrière ce dialogue de matières se cache l’une des complications les plus exigeantes de l’horlogerie : la répétition minutes. Ce mécanisme traduit l’heure en son, par une séquence de tintements actionnée à la demande. Il mobilise des dizaines de composants, chacun réglé avec une précision extrême pour que la note produite soit juste et claire.

Intégrer une répétition minutes dans un boîtier coussin en or jaune, sur un cadran en onyx, c’est refuser de choisir entre la complexité mécanique et l’audace esthétique. Gerald Genta affirme ainsi qu’une complication horlogère peut être pensée comme un geste sculptural à part entière, et non comme une prouesse technique isolée de son enveloppe.

Gerald Genta marie l'onyx noir et l'or pour une répétition minutes

Cette ambition n’est pas étrangère à l’histoire de la maison. Gérald Genta avait fondé sa propre marque en 1969, après avoir dessiné pour les plus grandes maisons horlogères depuis Genève. Son habitude de produire une nouvelle esquisse chaque jour, relevée par ceux qui l’ont côtoyé, disait quelque chose d’essentiel : chez lui, le design n’était pas un aboutissement, mais une pratique continue. C’est cette même énergie créatrice que la maison revendique aujourd’hui.

Un renouveau construit sur la rupture

Lorsque Gerald Genta revient sur le devant de la scène en 2023, la maison ne cherche pas à reproduire un passé confortable. Matthieu Hegi prend le parti de rompre avec les conventions du secteur, en portant une vision du luxe horloger qui convoque le glamour autant que l’audace formelle.

La Geneva Minute Repeater Black Onyx illustre cette ligne de force. Ni la sobriété attendue d’un cadran monochrome, ni la prudence d’un boîtier rond classique. À la place, un coussin d’or jaune habille une surface de pierre noire, et un mécanisme de haute complication bat en dessous. Chaque détail est là pour affirmer quelque chose, pas pour se fondre dans la masse.

Ce que dit cette montre sur la maison est finalement aussi lisible que le contraste entre ses deux matières principales : Gerald Genta ne conçoit pas ses pièces comme des réponses aux attentes du marché, mais comme des propositions formelles que le marché devra apprendre à regarder.

Source : la publication de Gerald Genta sur Instagram

Rédigé par , le
Partager sur
Suivre Paris Select Book sur Nous suivre