Charlotte Gainsbourg chante l’adieu d’Anthony Vaccarello au défilé Saint Laurent printemps-été 2027
Ce mardi 30 septembre 2026, Charlotte Gainsbourg a offert à Paris un moment rare, suspendu entre l’or et la nuit. L’artiste est montée sur le podium de la maison Saint Laurent pour clore le défilé printemps-été 2027 sous les ors de la tour Eiffel.
Une chanson écrite pour Anthony Vaccarello
Ce n’était pas une simple apparition. Charlotte Gainsbourg avait préparé une chanson spécialement composée pour l’occasion, afin de saluer le départ d’Anthony Vaccarello de la direction artistique de Saint Laurent.
Les mots qu’elle a chantés disaient, en anglais, toute la singularité du créateur. La traduction en révèle la tendresse directe et personnelle : «Tu es tellement Yves Saint Laurent, tu es tellement Anthony, or, champagne et charme dangereux.»
En costume pantalon, debout devant les invités, elle a livré cette interprétation comme une déclaration. D’ailleurs, la scène n’était pas pensée comme un simple numéro de clôture.
C’était, selon les mots mêmes d’Anthony Vaccarello dans ses notes d’intention, une réflexion sur ce qui passe et ce qui reste. Il écrivait que «ce qui passe laisse parfois davantage de lumière que ce qui demeure», une manière de dire au revoir à la maison après dix ans de création.
Charlotte Gainsbourg, muse d’une décennie
Le lien entre Charlotte Gainsbourg et Anthony Vaccarello n’est pas né avec ce défilé. Leur amitié remonte à 2013, soit trois ans avant son arrivée chez Saint Laurent en 2016.
Dès ses débuts dans la maison, elle s’est imposée parmi ses admiratrices les plus fidèles. Ce choix n’avait rien d’artificiel : née de Jane Birkin et de Serge Gainsbourg, elle incarne naturellement un Paris à la fois littéraire, musical et habillé.
Cette double hérédité iconique, française et britannique, la place comme une évidence face à une maison si ancrée dans l’esthétique parisienne. Par conséquent, son rôle lors de ce défilé d’adieu avait une charge symbolique particulière.
En choisissant Gainsbourg pour clore ses dix ans de maison, Vaccarello choisissait aussi de clore avec une figure qui porte en elle l’histoire culturelle de Paris.
Dix ans de création entre noir et or sous la tour Eiffel
Pour ce défilé printemps-été 2027, Anthony Vaccarello a choisi les ors de la tour Eiffel comme écrin. Le cadre n’était pas neutre : la lumière dorée du monument parisien répondait directement aux teintes du défilé.
Le créateur belge a bâti sa collection autour du noir profond et de l’or, en hommage à Yves Saint Laurent lui-même. Le fondateur de la maison avait déclaré qu’il aimait «allumer le noir avec de l’or», une formule que Vaccarello a traduite en silhouettes.
Parmi les pièces présentées, on pouvait observer des robes imitant le taffetas, le brocart et la fourrure, ainsi qu’un bustier doré, un caftan flou et une capeline. Ces choix ne relevaient pas du hasard.
Au fil de dix années, Vaccarello a également glissé dans ses collections d’autres touches reconnaissables : un mix de fuchsia et de pourpre, des matières précieuses traitées avec une liberté de coupe. Or et noir venaient donc conclure un cycle commencé en 2016.
- Un défilé marquant les dix ans d’Anthony Vaccarello chez Saint Laurent
- Une chanson composée spécialement pour la soirée par Charlotte Gainsbourg
- Un cadre exceptionnel sous les ors de la tour Eiffel à Paris
- Des matières travaillées évoquant le taffetas, le brocart et la fourrure
- Un duo de teintes centré sur le noir profond et l’or, hommage direct à Yves Saint Laurent
Charlotte Gainsbourg et l’émotion du final
Ce que l’on retient d’abord de ce final, c’est une voix sur un podium baigné d’or. Charlotte Gainsbourg chantait sans artifice, en costume, dans un face-à-face intime avec le public du défilé.
L’interprétation a été décrite comme envoûtante par les présents. Cela tient à la manière dont elle incarne une chanson sans l’emballer dans la performance.
Parmi les réactions, une spectatrice a confié entendre dans la voix de Charlotte un écho de sa mère, Jane Birkin, ajoutant que ce parallèle rendait hommage aux deux artistes à la fois. D’autres ont salué la justesse de l’interprétation, sans fioritures.
Ce moment rare, entre la lumière d’un créateur qui quitte sa maison et la voix d’une artiste qui lui dit merci, restera dans les mémoires de la Fashion Week printemps-été 2027 comme l’un des instants les plus justes de la saison parisienne.