Pour ses 75 ans, Max Mara défile dans un monument du Connecticut
Pour célébrer ses 75 ans, Max Mara n’a pas choisi un podium ordinaire. La maison italienne a transporté sa collection automne-hiver 2026 jusqu’à The Glass House, monument architectural situé dans le Connecticut, transformant cet espace en cadre de défilé et en table de déjeuner pour ses proches.
Un lieu qui parle avant même que la mode n’entre
The Glass House n’est pas un décor neutre. Ce bâtiment du Connecticut s’impose comme une référence en matière d’architecture, et c’est précisément ce statut que Max Mara a choisi d’activer pour marquer son anniversaire. Plutôt qu’un espace éphémère monté pour l’occasion, la maison a investi un lieu qui possède sa propre histoire, sa propre densité.
Ce choix dit quelque chose sur la manière dont la marque envisage ses 75 ans : non pas comme une célébration tournée vers elle-même, mais comme un dialogue avec ce qui dure. Placer une collection dans un monument architectural, c’est refuser la légèreté du simple événement pour revendiquer une autre temporalité, celle des formes qui résistent.

L’édifice en verre, par sa transparence même, place la collection dans une lumière particulière : rien n’est dissimulé, tout est exposé à la structure du lieu, à ses lignes, à ce qu’il impose au regard. Pour une maison de prêt-à-porter, c’est une prise de risque visuelle assumée.
La collection FW26 au cœur du geste anniversaire
C’est dans ce contexte que Max Mara a présenté sa collection automne-hiver 2026. L’événement ne se limitait pas à un défilé : il s’inscrivait dans un dispositif plus large, pensé pour donner du sens à l’ensemble. La collection ne précède pas l’anniversaire, elle en est l’expression directe.
Ce type de mise en scène, où le lieu choisit la collection autant que la collection choisit le lieu, transforme le défilé en déclaration. Pour les invités présents dans le Connecticut, l’expérience n’était pas celle d’une présentation de saison parmi d’autres : elle était liée, structurellement, à un moment particulier dans l’histoire de la maison.

La collection automne-hiver 2026 de Max Mara prend ainsi une signification supplémentaire : elle n’est pas seulement ce que la maison propose pour la saison, elle est aussi ce qu’elle choisit de montrer quand elle se retourne sur sept décennies et demie d’existence.
Un déjeuner intime pour resserrer le cercle
Après le défilé, un déjeuner a réuni autour de Max Mara un cercle restreint de personnes proches de la maison. Ce format, délibérément intime, contraste avec la démesure habituelle des événements anniversaires dans le secteur de la mode. La maison a visiblement préféré la densité des relations à l’ampleur du spectacle.
Ce choix de format mérite attention. Organiser un déjeuner intime dans un monument architectural du Connecticut, c’est combiner deux logiques qui semblent opposées : l’exigence du lieu, grand et chargé de sens, et la chaleur d’une table réservée à peu de convives. L’un amplifie l’autre, plutôt qu’ils ne s’annulent.

Pour Max Mara, fondée en 1951 par Achille Maramotti à Reggio d’Émilie, cette manière de fêter un anniversaire en petit comité, dans un lieu fort, loin des capitales de la mode, ressemble à une affirmation tranquille : celle d’une maison qui sait où elle en est, sans avoir besoin de le crier.
Ce que The Glass House révèle du positionnement de la maison
Choisir The Glass House pour ancrer une collection, c’est aussi formuler une vision du rapport entre architecture et vêtement. Les deux disciplines partagent une même exigence : tenir dans le temps, proposer une forme qui ne soit pas seulement valable le jour de sa présentation. Max Mara place sa collection FW26 dans cet espace de questionnement.
Le Connecticut n’est pas Milan, ni Paris, ni New York. Ce déplacement géographique renforce l’idée que la maison a voulu sortir des circuits habituels pour donner à cet anniversaire une couleur différente. Le lieu impose une attention plus lente, une présence plus concentrée. C’est sans doute ce que Max Mara cherchait en organisant son 75e anniversaire là-bas plutôt qu’ailleurs.
Source : la publication de Max Mara sur Instagram