Acqua di Parma transforme trois desserts italiens en fragrances
Partir d’un gâteau pour composer une fragrance : Acqua di Parma franchit ce pas avec une collection de bougies et de diffuseurs d’intérieur qui prend la pâtisserie italienne comme matériau de travail, à la lettre. Derrière ce projet, une collaboration entre le chef pâtissier Luca Bernardini et des maîtres parfumeurs, chargés de lire chaque dessert comme on analyserait une composition.
Trois desserts, trois lectures olfactives
Tout commence en cuisine, ou presque. Luca Bernardini a imaginé trois desserts italiens qui ont servi de point de départ à la collection. Ce n’est pas l’arôme seul qui intéressait les parfumeurs, mais l’ensemble : la texture du dessert, sa structure, son caractère aromatique dans sa globalité.
C’est cette approche qui distingue la démarche. Les maîtres parfumeurs n’ont pas simplement cherché à reproduire un goût en version olfactive. Ils ont travaillé à partir de ce qu’un dessert a de propre, la manière dont ses couches se superposent, dont ses matières se combinent, pour en tirer une fragrance cohérente et habitable.
Le résultat prend la forme de trois fragrances : Cassata alla Zagara, Tiramisù al Grù di Cacao et Panna Cotta ai Mirtilli Selvatici. Chacune porte dans son nom l’ingrédient clé qui en a orienté la composition : la zagara pour la première, le cacao grué pour la deuxième, les myrtilles sauvages pour la troisième.

Le cacao grué, la zagara, la myrtille sauvage : des matières premières à part entière
Ces trois ingrédients méritent qu’on s’y arrête, car ils définissent la nature de chaque fragrance. Le cacao grué, constitué d’éclats de fève torréfiée, apporte une présence sèche et dense, très éloignée d’un chocolat sucré. La zagara, fleur du bigaradier, donne une note florale intense et légèrement amère, ancrée dans la tradition de la parfumerie italienne. Les myrtilles sauvages, enfin, orientent la troisième création vers quelque chose de plus frais, de plus boisé que la baie cultivée.
Ce choix de matières n’est pas anodin. Il dit quelque chose sur la façon dont Acqua di Parma a conçu cette collection : non pas comme une évocation gourmande et sucrée de la pâtisserie, mais comme une extraction de ce qu’elle a de plus structuré et de plus complexe.
Des bougies et des diffuseurs pour habiter la fragrance
La collection se décline en deux formats : des bougies et des diffuseurs pour la maison. Ces deux objets impliquent des rapports différents à la fragrance. La bougie la diffuse par intermittence, liée au moment où on l’allume. Le diffuseur, lui, installe une présence continue dans l’espace.

Proposer les deux formats revient à laisser au choix de chacun la manière d’intégrer ces fragrances à son quotidien. Certaines senteurs appellent un usage ponctuel, d’autres peuvent s’installer durablement dans une pièce sans saturer l’air. La déclinaison en bougies et diffuseurs reconnaît cette différence sans la trancher.
Une collection ancrée dans un moment particulier pour la maison
Acqua di Parma associe cette collection à son 110e anniversaire. La maison, dont l’histoire remonte à 1916 et à la création de Colonia par le baron Carlo Magnani, a toujours affirmé une philosophie attachée au savoir-faire artisanal et à la touche humaine. Cette collection s’inscrit dans cette continuité, en confiant à des spécialistes, un chef pâtissier et des maîtres parfumeurs, une mission précise et délimitée.
Ce que la collaboration avec Luca Bernardini révèle, c’est aussi une façon de travailler : partir d’une matière extérieure à la parfumerie, la pâtisserie italienne, pour en extraire quelque chose de proprement olfactif. La collection ne cherche pas à raconter l’Italie de manière générique. Elle part de trois desserts précis, avec leurs ingrédients, leurs textures, leurs architectures gustatives, pour en tirer des fragrances qui peuvent exister de façon autonome dans un intérieur.
Pour Acqua di Parma, ce projet illustre une approche que la maison revendique depuis ses origines : l’idée que la création n’est pas un exercice solitaire, mais le fruit d’une rencontre entre des savoir-faire distincts. Ici, la pâtisserie et la parfumerie se lisent l’une l’autre, et ce dialogue produit trois objets qui font de la cuisine italienne une matière à habiter.
Source : la publication de Acqua di Parma sur Instagram