Voici les 9 robes de mariée Dior les plus chères portées par des stars
Le mariage de Taylor Swift avec Travis Kelce, célébré au Madison Square Garden le 3 juillet 2026, a remis en lumière une évidence que l’histoire de la mode confirme depuis des décennies : Dior est la maison de couture des grandes mariées. Des souveraines aux tops, des actrices hollywoodiennes aux icônes pop, la liste de celles qui ont choisi la maison avenue Montaigne pour leur jour le plus précieux est aussi longue que fascinante.
Quand la haute couture rencontre les grandes occasions : l’attrait de Dior pour les mariées célèbres
Il y a quelque chose de profondément logique dans ce choix répété, génération après génération. Dior incarne un idéal de féminité élégante qui semble fait pour les cérémonies solennelles. Pourtant, ce qui frappe surtout dans l’histoire de ces robes, c’est la diversité des silhouettes proposées par la maison, du bustier le plus spectaculaire au tailleur le plus sobre.
Ainsi, chaque directeur artistique qui s’est succédé avenue Montaigne a laissé son empreinte sur ces moments intimes devenus publics. De Christian Dior lui-même à Marc Bohan, puis de John Galliano à Maria Grazia Chiuri, et désormais Jonathan Anderson, chaque époque a produit ses mariées d’exception.
La robe nuptiale Dior selon ses créateurs : des visions radicalement différentes
Marc Bohan et l’ère royale
Les années 1970 et 1980 constituent sans doute l’âge d’or des mariées royales en Dior. Marc Bohan signe en 1976 la robe de la reine Silvia de Suède, confectionnée en satin de soie duchesse ivoire, dotée d’une encolure haute, de manches longues et d’une traîne amovible de 3,4 mètres. Cette traîne avait d’ailleurs déjà été portée par les princesses Birgitta et Désirée, sœurs du roi.
« Je ne voulais pas créer quelque chose de compliqué ou de tendance. Je voulais créer quelque chose de simple qui corresponde à la personnalité de la future reine. » – Marc Bohan
En 1978, Marc Bohan réalise deux robes de mariée pour deux futures reines. D’abord pour la princesse Caroline de Monaco, fille aînée de Grace Kelly, qui porte une robe bleu pâle pour la cérémonie civile, puis une création ivoire romantique en dentelle ajourée à motifs floraux pour la cérémonie religieuse. Ensuite pour la reine Noor de Jordanie, à qui il imagine une robe en crêpe de soie à encolure haute et manches cloche, en accord avec ses valeurs et traditions musulmanes.
John Galliano : la subversion au service du mariage
En 2002, John Galliano propose une vision radicalement opposée pour Gwen Stefani, qui épouse Gavin Rossdale, chanteur du groupe Bush. La création se distingue par un corset structuré, une jupe volumineuse et une dégradation de magenta réalisée à la bombe et peinte à la main, créant un effet ombré souligné par un petit nœud sur le corsage. Gwen Stefani complète la silhouette avec son rouge à lèvres écarlate signature, son chignon blond peroxydé et un voile en dentelle ancienne.
Par ailleurs, séduite par cette création hors norme, la chanteuse choisit de la porter lors de ses deux cérémonies, à Londres puis à Los Angeles, plutôt que d’opter pour une seconde robe.
Maria Grazia Chiuri et l’héritage Grace Kelly
Sous la direction de Maria Grazia Chiuri, deux top-modèles choisissent la maison à quelques années d’intervalle. Miranda Kerr, en 2017, est la première célébrité à porter une robe de mariée Dior signée par la créatrice italienne. Dans une interview au magazine People, elle confie s’être inspirée directement de la robe portée par Grace Kelly lors de son mariage avec le prince Rainier III de Monaco en 1956. Sa création présente une encolure haute, des manches longues et une jupe ample couverte d’appliqués floraux, complétée d’une coiffe ornée de perles réalisée par le chapelier Stephen Jones.
Karlie Kloss, en 2018, choisit aussi Maria Grazia Chiuri pour son mariage avec Joshua Kushner. Sa robe, dont la confection aurait nécessité plus de 700 heures de travail, arbore un décolleté en cœur, des manches longues en dentelle, une jupe ample et un voile cathédrale. Elle aussi a souvent été comparée à la robe de Grace Kelly.
Les pionnières : de Rita Hayworth à la reine Soraya, les mariées qui ont tout osé
Bien avant les tops et les popstars, ce sont des icônes hollywoodiennes et des souveraines qui ont forgé le lien entre Dior et les grands mariages. En 1949, Rita Hayworth épouse le prince Aly Khan dans un château du sud de la France. Elle choisit alors une robe mi-longue bleu pâle à décolleté en V, manches longues et jupe plissée, signée Christian Dior, rompant ainsi avec la tradition de la robe blanche. Certains observateurs de la mode voient d’ailleurs dans cette silhouette une source d’inspiration pour l’ensemble bleu pâle Schiaparelli porté récemment par Dua Lipa.
Deux ans plus tard, en 1951, la reine Soraya d’Iran commande une robe qui entre dans la légende : 37 yards de lamé argenté, 6 000 diamants et 20 000 plumes de marabout. Sa traîne est si lourde qu’elle doit être raccourcie à minuit. Le palais n’étant pas chauffé, la souveraine glisse des chaussettes en laine sous sa jupe et revêt une cape en vison blanc pour se protéger du froid.
En 1955, c’est Olivia de Havilland, double lauréate de l’Oscar et star d’Autant en emporte le vent, qui épouse le journaliste français Pierre Galante dans le village d’Yvoy-le-Marron. Elle porte un tailleur issu de la collection printemps-été 1955 de la maison. Amis de longue date, Olivia de Havilland et Christian Dior entretiennent une relation proche, et le couturier assiste en personne à la cérémonie.
Taylor Swift et Jonathan Anderson : une nouvelle page s’écrit en 2026
Le mariage de Taylor Swift marque donc un tournant : c’est la première fois qu’une célébrité porte une robe de mariée Dior imaginée par Jonathan Anderson, qui dirige la maison depuis peu. Son choix n’a rien d’un caprice. L’esthétique de la chanteuse puise depuis longtemps dans l’imaginaire hollywoodien, au point que son dernier album, The Life of a Show Girl, rend hommage à Elizabeth Taylor. Pour son mariage, les deux époux ont d’ailleurs tous deux porté des créations de la maison française.
Car c’est bien cela qui unit toutes ces femmes à travers les décennies : elles ne choisissent pas seulement une robe, elles choisissent une vision d’elles-mêmes pour l’un des jours les plus intimes de leur vie. Et cette vision, depuis 1949, porte souvent le nom de Dior.