Ces 20 restaurants et bars parisiens restent ouverts tout le mois d’août et sauvent vraiment la mise
Cet été, la ville se vide – mais les meilleures tables, elles, restent bien ouvertes. En 2026, une sélection de restaurants à Paris et de bars de premier plan tient bon tout au long du mois d’août, avec des adresses notées 4 ou 5 étoiles qui méritent le détour, même par canicule.
Des bars d’exception pour tenir le choc pendant tout l’été
Parmi les lieux à retenir en priorité, le Danico (6 rue Vivienne, Paris 2e) impressionne par son décor de palace new-yorkais : hautes fenêtres sur la galerie Vivienne, fauteuils en velours et comptoir en marbre zébré de noir et blanc. Corentin Gaudin et son équipe, sous l’auspice de Nico de Soto, maîtrisent la clarification, l’infusion et la distillation avec une précision rare. La carte actuelle retrace d’ailleurs 10 ans d’existence du bar, ce qui en fait un arrêt incontournable pour les amateurs de cocktails à Paris.
De son côté, le Cravan (165 boulevard Saint-Germain, Paris 6e), né grâce à Moët Hennessy, déploie quatre niveaux, trois bars et une bibliothèque dans un immeuble en pierre de taille de Saint-Germain-des-Prés. Franck Audoux y mêle modernité, vintage et une touche de dadaïsme. La carte propose 22 créations, dont quatre au champagne. Plus au nord, le Classique (1 bis rue Lallier, Paris 9e) joue la carte de l’apothicaire avec ses croix vertes héritées de l’ancienne pharmacie, ses armoires en bois sombre remplies de bocaux ambrés et son comptoir en marbre. Hugo Combe y prépare ses mélanges, complétés de petites assiettes à l’apéro.
Pour une ambiance britpop et cosy dans le Marais, le Cambridge Public House (8 rue de Poitou, Paris 3e) tient une place à part. Le Breton Hyacinthe Lescoët y signe des cocktails précis avec des ingrédients rares, accompagnés de snacks anglais. Enfin, le Combat (63 rue de Belleville, Paris 19e) reste ouvert tout l’été, dimanches compris, avec Mégane Vignaud aux commandes des shakers.
- Danico – 6 rue Vivienne, Paris 2e – cocktails, ambiance palace new-yorkais
- Cravan – 165 boulevard Saint-Germain, Paris 6e – 4 niveaux, 22 créations dont 4 au champagne
- Classique – 1 bis rue Lallier, Paris 9e – dégaine d’apothicaire, terrasse arborée à Pigalle
- Cambridge Public House – 8 rue de Poitou, Paris 3e – cocktails érudits, ambiance britpop
- Combat – 63 rue de Belleville, Paris 19e – ouvert les dimanches, fraîcheur garantie
- Experimental Cocktail Club – 37 rue Saint-Sauveur, Paris 2e – ouvert jusqu’à 4h les vendredis et samedis
L’Experimental Cocktail Club (37 rue Saint-Sauveur, Paris 2e), pionnier de la nouvelle vague de bars à cocktails parisiens, s’est par ailleurs refait une discrète beauté et a musclé son système sonore. Il reste ouvert jusqu’à 4h du matin les vendredis et samedis. Près des Buttes-Chaumont, le Rosa Bonheur (2 avenue de la Cascade, Paris 19e) offre une vue sur le parc, l’ombre des marronniers et une ambiance déjantée autour de bières fraîches. Pour les apéros à rallonge, le Bar Principal (5 rue du Général-Renault, Paris 11e), rejeton de Brutos, propose une grande terrasse sur le square Gardette avec cocktails classiques et vins nature. Enfin, le Toit de la Bellevilloise (19-20 rue Boyer, Paris 20e), ancienne coopérative ouvrière reconvertie, ajoute un rooftop avec vue sur les toits de Paris, cocktails et planches de charcuterie.
Restaurants à Paris ouverts en août : le grand écart des cuisines du monde
Août est aussi la saison idéale pour tenter des tables qui pratiquent un voyage culinaire sans billet d’avion. Le Faaï (15 rue Trousseau, Paris 11e) en est l’exemple le plus saisissant. Anne Coppin et Franck de Visme, déjà derrière Naam à Belleville, y brûlent – littéralement – leur passion pour la Thaïlande. Le nom signifie « feu » en thaï, et des pots en terre cuite remplis de braises, le barbecue traditionnel des rues de Bangkok, occupent une place centrale dans le menu. Grill, salade et curry se mêlent dans des plats rarement vus ailleurs.
Dans un registre différent, Shuzo (44 rue de Saint-Sébastien, Paris 11e) revendique le titre d’« izakaya tropicale » en mariant la Colombie et le Japon. La DJ Gina Villacob gère les vins tandis que le chef Andrés Ramirez concilie deux gastronomies dans une cuisine très personnelle. De même, La Joie (117 rue du Chemin Vert, Paris 11e), portée par le chef Minod Dilakshan et Florent Ciccoli, propose des egg hopper, crêpes de riz en forme de bol avec un oeuf au centre, chargées de seeni sambol (oignons caramélisés) et de pol sambol (noix de coco râpée aux épices), un classique de la street food sri-lankaise. La cuisine indienne, par ailleurs, trouve une belle adresse dans le 11e avec Gourou (42 rue Léon Frot), cantine euro-indienne lancée par Valentin Bauer et le chef Adrien Bouchaud, à prix accessibles.
Pour une cuisine britannique décalée, le Blossom Arms (17 rue Guy-Môquet, Paris 17e) prouve qu’il n’y a pas de mauvaise saison pour un pub. Alexandre Chapier y propose du fish and chips, mais aussi du ceviche d’églefin et des pintes de Guinness. Ces tables atypiques font des restaurants à Paris cet été un terrain de jeu gastronomique vraiment éclectique.