Daim contre cuir lisse, Longchamp joue l’hiver à la Villa Savoye

Daim contre cuir lisse, Longchamp joue l'hiver à la Villa Savoye
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La Villa Savoye, monument du modernisme aux lignes pures et aux volumes suspendus, accueille le décor de la nouvelle campagne Longchamp, et le choix n’est pas anodin. C’est dans ce cadre graphique que la maison construit le propos central de sa collection Winter ’26 : un dialogue entre deux matières qui s’opposent autant qu’elles se complètent.

Le daim contre le cuir lisse : une tension qui structure la collection

D’un côté, le daim travaillé pour sa souplesse. De l’autre, le cuir lisse qui impose des silhouettes nettement structurées. C’est cette confrontation qui traverse l’ensemble du vestiaire proposé par Longchamp dans ce volet hivernal, et elle ne relève pas du simple choix esthétique. Elle crée deux registres de présence distincts : l’un qui enveloppe, l’autre qui tient.

Le prêt-à-porter décline cette logique sur des pièces précises. Des shorts, des chemises et des vestes en cuir composent une garde-robe où la matière est le vrai sujet. La coupe reste au service du toucher, et le toucher dit quelque chose sur la façon dont on veut occuper l’espace. Entre le moelleux du daim et le tranchant du cuir lisse, cette collection Winter ’26 ne propose pas un entre-deux, elle assume la contradiction.

Cet axe s’inscrit dans la ligne créative Longchamp Be Creative, qui encadre la démarche de la maison sur cette saison.

Trois lignes de sacs pour prolonger le dialogue

La maroquinerie prolonge naturellement le propos. Trois lignes de sacs sont réunies sous ce volet de campagne : la Longchamp Épure, la Longchamp Le Roseau et la Longchamp Le Smart. Chacune existe en relation avec les pièces de prêt-à-porter présentées, et le jeu de matières qui caractérise le vestiaire trouve dans la maroquinerie un écho cohérent.

Rapprocher des sacs de silhouettes vêtues, c’est aussi une manière de montrer comment un accessoire modifie la lecture d’une tenue entière. Avec une veste en cuir lisse et un sac Épure, le rapport à la structure change. Avec le daim souple et Le Roseau, c’est une autre relation au corps qui s’installe. Longchamp pose ici des combinaisons, pas des obligations.

La Villa Savoye comme interlocutrice visuelle

Le choix du cadre mérite qu’on s’y arrête. La Villa Savoye n’est pas un décor neutre. Ses lignes horizontales, ses pilotis, ses bandeaux de fenêtres continues et ses angles droits créent un fond qui résiste aux vêtements, au lieu de simplement les porter. Photographier des matières souples et structurées dans un bâtiment lui-même construit sur un rapport précis entre légèreté et rigueur géométrique, c’est pousser le propos au-delà de la simple campagne de mode.

Derrière l’objectif, Dan Martensen assure la photographie. Le stylisme revient à Clare Richardson, et la direction artistique des décors est signée Rafael Medeiros. Les mannequins qui incarnent les silhouettes sont Gu Haizhu, Anek Ween et Camm Desjardins. L’équipe réunie reflète une fabrication d’image soignée, où chaque poste a un nom et une intention lisible.

Ce que cette campagne dit du positionnement de la maison

En choisissant la Villa Savoye et en construisant toute une collection autour d’un contraste de matières, Longchamp affirme une posture éditoriale. La campagne ne se contente pas de montrer des pièces portées dans un beau lieu. Elle installe un système de sens : l’architecture moderniste comme miroir d’un vestiaire qui joue lui aussi sur la tension entre fluidité et rigueur.

Ce que le prêt-à-porter propose, la maroquinerie le confirme, et la mise en scène le formule. Pour cet hiver, Longchamp ne cherche pas à multiplier les effets. La maison concentre son propos sur deux matières, trois lignes de sacs et un lieu fort, et laisse cette économie de moyens parler à sa place.

Source : la publication de Longchamp sur Instagram

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