Chanel lance « Coco », un magazine papier collector entièrement dédié à la beauté avec huit couvertures différentes
En 2026, la Maison de la rue Cambon franchit une nouvelle étape dans sa stratégie beauté. Chanel lance Coco, un magazine papier entièrement dédié à la cosmétique, et la publication s’annonce bien plus qu’un simple catalogue de produits.
Un magazine papier né d’une alliance avec Chaos
Le titre voit le jour avec le soutien de la marque-média britannique Chaos. Ce partenariat donne naissance à un support inédit, dont la pagination est intégralement consacrée à la cosmétique.
Ainsi, ce premier numéro se présente sous le nom de « The Make-up Issue ». La maison mise sur la diversité dès la couverture, avec huit visuels différents pour ce numéro inaugural.
De plus, les 115 pages du magazine dessinent une vision éditoriale précise. La Maison y affirme sa volonté de s’affranchir des canaux traditionnels pour mieux dicter ses propres codes.
La stratégie du owned media au service de la beauté
Par ce biais, la Maison de la rue Cambon enrichit son storytelling grâce à des experts issus d’horizons variés. Cette approche de owned media lui permet de contrôler le récit autour de ses produits et de ses valeurs.
En revanche, il ne s’agit pas d’une simple brochure promotionnelle. Le contenu éditorial revendique un positionnement culturel fort, ancré dans la réflexion et la création.
« Un espace distinctif pour l’expression, la créativité et la liberté. »
Un sommaire entre culture, maquillage et portraits
Le numéro s’ouvre sur un essai de la romancière Marie NDiaye, consacré à la beauté et à l’identité. L’historienne Kassia St. Clair, par ailleurs, propose une réflexion sur l’évolution de la perception des couleurs.
La journaliste beauté Funmi Fetto signe un décryptage des dénominations du lipstick Rouge Chanel. Sarah Brown consacre, pour sa part, un focus au gloss.
Ainsi, le créateur Derek Blasberg orchestre un quiz, et l’ambassadrice de la Maison Lily-Rose Depp se livre dans une conversation exclusive. Chaque contribution renforce la dimension culturelle du titre.
- Essai sur beauté et identité par Marie NDiaye
- Réflexion sur la perception des couleurs par Kassia St. Clair
- Décryptage des noms du Rouge Chanel par Funmi Fetto
- Focus sur le gloss par Sarah Brown
- Conversation avec l’ambassadrice Lily-Rose Depp
Des looks signés par plusieurs make-up artists
La publication met en lumière des looks imaginés par plusieurs artistes maquilleurs. Parmi eux figure Valentina Li, membre du Comètes Collective de la Maison.
Ces créations ont été capturées par une dizaine de photographes différents. L’ambition affichée reste celle du « pouvoir transformatif du maquillage », présenté comme un outil d’expression personnelle.
Un objet collector pensé pour le temps long
Le magazine est édité en nombre d’exemplaires limité, ce qui en fait d’emblée un objet de collection. Sa périodicité n’a pas encore été précisée par la Maison.
Ce choix de l’imprimé n’est pas anodin. Il valorise l’expérience de l’objet, des formats narratifs immersifs et la célébration du temps long, autant de valeurs au cœur de l’industrie du luxe.
De plus, la diffusion est pensée à l’échelle internationale. Le numéro est décliné en cinq langues : français, anglais, chinois, coréen et japonais. Il est distribué dans les points de vente beauté et parfum de Chanel, et disponible en ligne.
Par ce geste éditorial, la Maison confirme que le papier reste un vecteur puissant pour les grandes marques du luxe. Ce retour à l’imprimé collector s’inscrit dans une tendance plus large que plusieurs acteurs du secteur observent depuis 2025.