La Comédie-Française s’installe au musée d’Orsay pour faire entendre Monet et Zola en cinq soirées
Le musée d’Orsay invite le public à entendre le XIXᵉ siècle, pas seulement à le regarder. Pour la première fois, l’institution s’associe à la Comédie-Française dans une série de cinq rendez-vous programmés du 10 octobre 2026 au 4 février 2027. Peinture, littérature, théâtre et musique se rejoignent ainsi au cœur d’une même salle.
Une première collaboration entre le musée d’Orsay et la Comédie-Française
Le principe de ce partenariat est simple et fort. Les comédiens du Français prennent en charge les lettres, les personnages et les récits d’une époque, avec le piano comme partenaire de jeu. Désormais, les collections de l’institution ne parlent plus seulement aux yeux.
Cette série se compose de deux projets distincts. Le premier rend hommage à Claude Monet pour le centenaire de sa disparition. Le second remet Émile Zola sous les feux de la rampe avec une lecture de Nana divisée en quatre épisodes.
Ainsi, le musée parisien propose une autre façon d’aborder le XIXᵉ siècle. Les textes qui ont marqué cette période résonnent dans les mêmes espaces que les toiles qui les ont inspirés.
Monet en toutes lettres : une soirée pour le centenaire du peintre
Le samedi 10 octobre 2026 à 19h, à l’auditorium du musée d’Orsay, le comédien Didier Sandre, sociétaire de la Comédie-Française, prête sa voix à Claude Monet et à plusieurs de ses contemporains. Il est accompagné au piano par Claire-Marie Le Guay.
« Derrière les paysages et les jeux de lumière apparaît un Monet plus intime. Ses écrits racontent son travail, ses passions, ses inquiétudes et ses prises de position. »
Cette soirée accompagne aussi la parution de Les Lettres de Monet, publiée par Thames & Hudson en octobre 2026. Par ce biais, les voix de ses contemporains replacent le peintre dans une époque artistique en plein mouvement.
- Soirée « Monet en toutes lettres » : samedi 10 octobre 2026 à 19h, auditorium du musée d’Orsay
- Lecture accompagnée au piano par Claire-Marie Le Guay
- Nana, épisode 1 : jeudi 14 janvier 2027 à 19h
- Nana, épisode 2 : jeudi 21 janvier 2027 à 19h
- Nana, épisodes 3 et 4 : jeudis 28 janvier et 4 février 2027 à 19h
Nana de Zola en feuilleton : quatre épisodes pour revivre un roman
En janvier 2027, Zola entre en scène. Quatre comédiennes de la Comédie-Française feront revivre Nana d’Émile Zola sous la forme d’un véritable feuilleton. Elles sont, de même, accompagnées au piano par Claire-Marie Le Guay.
Comme au XIXᵉ siècle, chaque représentation reprend le récit là où la précédente s’est arrêtée. Le public est ainsi invité à revenir de séance en séance pour suivre la suite de l’histoire. Cette structure en épisodes redonne vie à l’esprit du feuilleton littéraire d’époque.
Les quatre rendez-vous se tiennent chaque jeudi soir à 19h : les 14, 21 et 28 janvier 2027, puis le 4 février 2027. De plus, ce format sériel crée un lien fort entre le public et l’œuvre, de semaine en semaine.
Le piano comme fil conducteur de toute la programmation
Dans les deux projets, le piano occupe une place centrale. Claire-Marie Le Guay accompagne chaque séance, qu’il s’agisse des lettres de Monet ou des pages de Zola. Cet instrument donne au texte lu une dimension supplémentaire, entre concert et lecture.
Par conséquent, la musique ne sert pas de simple fond sonore. Elle dialogue avec la voix des comédiens et renforce l’atmosphère du XIXᵉ siècle que le musée d’Orsay cherche à faire ressentir.
Cinq soirées pour voir et entendre le XIXᵉ siècle autrement
En réunissant ses collections, des textes majeurs et les comédiens de la Comédie-Française, le musée d’Orsay propose une expérience inédite. Ce n’est plus seulement une institution visuelle ; c’est aussi un espace d’écoute et de voix.
Les deux grandes figures à l’honneur, Monet et Zola, incarnent chacune à leur façon une époque en plein mouvement. L’une par la peinture, l’autre par la littérature, elles ont toutes deux laissé une trace profonde dans l’histoire culturelle française.
Ainsi, cette programmation offre au public une porte d’entrée différente vers le XIXᵉ siècle. En écoutant les artistes autant qu’en les regardant, on perçoit une époque sous un angle résolument vivant, au sein même du musée d’Orsay.