Ce fruit d’été gorgé de pigments aide la peau à mieux encaisser les dégâts du soleil
Chaque été, la même scène se répète : certains affichent un bronzage doré après quelques jours de plage, tandis que d’autres encaissent les dégâts du soleil sous forme de rougeurs et de peau irritée. Si la génétique joue un rôle, des chercheurs ont mis en évidence qu’un fruit de saison très apprécié pourrait aider la peau à mieux se défendre contre les agressions solaires.
La mangue, alliée inattendue contre les dégâts du soleil
La mangue est bien plus qu’un plaisir sucré de l’été. Ce fruit contient du bêta-carotène, un pigment que l’organisme transforme en vitamine A, ainsi que de la vitamine C et d’autres composés antioxydants. Ces éléments appartiennent à une grande famille de pigments appelés caroténoïdes, responsables des teintes orange, jaunes et rouges de nombreux fruits et légumes.
Ce qui rend ces pigments particulièrement intéressants, c’est leur comportement dans le corps. Consommés régulièrement, ils ne sont pas simplement éliminés après digestion. Une partie s’accumule dans la peau, où ils agissent comme antioxydants. Concrètement, ils aident à limiter le stress oxydatif provoqué par les rayons UV, un phénomène directement lié au vieillissement prématuré de la peau et aux dommages causés par une exposition excessive au soleil.
Intégrer la mangue à une alimentation variée contribue donc à augmenter les apports en caroténoïdes. Et avouons-le, croquer dans une mangue bien mûre reste bien plus agréable qu’avaler une gélule.
Ce que dit la science sur la photoprotection par les caroténoïdes
Une étude publiée en 2020 a cherché à mesurer cet effet de façon rigoureuse. Pendant douze semaines, 60 adultes ont participé à un protocole en double aveugle : une partie recevait un complément riche en caroténoïdes, l’autre un placebo, sans que les participants sachent dans quel groupe ils se trouvaient.
Les chercheurs ont suivi deux indicateurs principaux. D’abord, la concentration de caroténoïdes dans la peau des participants. Ensuite, la réaction de leur peau face aux UVB, responsables des coups de soleil, et aux UVA, impliqués dans le bronzage mais aussi dans le vieillissement cutané.
- Les participants ayant reçu les caroténoïdes présentaient des concentrations plus élevées de ces pigments dans leur peau.
- Leur peau résistait mieux aux UVB par rapport au groupe placebo.
- La réaction aux UVA semblait aussi améliorée, avec une pigmentation plus homogène.
- Les caroténoïdes n’empêchent pas les UV d’atteindre la peau, mais aident à mieux gérer cette agression.
En d’autres termes, la peau des personnes supplémentées paraissait mieux préparée à affronter le soleil. Les chercheurs parlent d’un effet de photoprotection, pas d’un écran solaire naturel. La nuance est importante.
Limiter les dégâts du soleil ne dispense pas de crème solaire
Il serait tentant de conclure qu’une alimentation riche en caroténoïdes suffit à se protéger. Ce serait une erreur. Les dermatologues sont formels sur ce point : même avec des apports élevés en ces pigments, la crème solaire reste indispensable.
Les bons réflexes de l’été ne changent pas. Il faut continuer à appliquer une protection solaire adaptée, éviter les heures où le soleil est le plus intense, et couvrir sa peau avec un chapeau ou des vêtements lorsque c’est possible. Les caroténoïdes constituent un complément, pas un substitut à ces habitudes.
Car les dégâts du soleil sur la peau résultent d’un cumul de facteurs. Le stress oxydatif généré par les UV en est l’un des mécanismes centraux. Réduire ce stress grâce à des antioxydants alimentaires peut donc contribuer à préserver la peau sur le long terme, à condition de ne pas relâcher les autres protections. Manger de la mangue cet été, c’est donc une bonne idée, mais pas une raison de laisser la crème solaire au fond du sac.