Rosalía et Pamela Anderson réunies au défilé Calvin Klein

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Quand Rosalía et Pamela Anderson se retrouvent dans le même espace industriel new-yorkais, l’événement dépasse le simple défilé. C’est pourtant ce qu’a orchestré Calvin Klein le 11 septembre, au Terminal Warehouse de New York City, pour la présentation de sa collection printemps 2027. Deux présences, deux trajectoires radicalement différentes, un seul choix de la maison : ce rapprochement mérite qu’on s’y arrête.

Le Terminal Warehouse comme décor de la confrontation

Le choix du lieu n’est pas anodin. Le Terminal Warehouse, à New York City, impose une atmosphère brute, massive, loin des salons capitonnés où se joue habituellement la mode de cette envergure. C’est dans ce cadre que Calvin Klein a choisi de montrer la Calvin Klein Collection Spring 2027, signée Veronica Leoni. L’espace parle avant les vêtements : il pose une tonalité, installe un rapport au corps et au vêtement qui relève davantage de l’évidence que de l’apparat.

Dans ce type d’environnement, rien ne distrait. Les volumes, les coupes, les matières s’imposent seuls. Ce que Veronica Leoni a voulu montrer, c’est donc ce que le lieu expose sans filtre, et ce que le public présent a reçu directement, sans la médiation d’un décor plus consensuel.

Veronica Leoni face à la collection

C’est Veronica Leoni qui signe cette collection printemps 2027 pour Calvin Klein. Son nom est au centre de ce défilé, et c’est sa vision qui structure les pièces présentées ce soir-là au Terminal Warehouse. La matière documentaire ne détaille pas les silhouettes, mais le contexte qu’elle a choisi, industriel et sans concession, dit quelque chose de l’intention : une mode qui ne cherche pas à séduire par l’environnement, mais par ce qu’elle propose en elle-même.

Ce positionnement, porté par un défilé plutôt que par une campagne ou une présentation statique, signale une volonté de montrer le vêtement en mouvement, sur des corps, dans un espace qui amplifie plutôt qu’il n’embellit.

Rosalía et Pamela Anderson : ce que leur présence révèle

Rosalía et Pamela Anderson n’appartiennent pas au même monde. L’une vient de la musique contemporaine et d’une esthétique qui traverse les cultures, l’autre porte une image forgée sur plusieurs décennies dans le divertissement américain. Les réunir dans un même lieu, pour le même événement, relève d’un geste délibéré de la part de Calvin Klein.

Ce n’est pas la première fois qu’une maison de mode convoque des figures contrastées pour élargir son spectre d’identification. Mais ici, la confrontation est particulièrement lisible : les deux femmes ne partagent ni la même génération, ni le même registre culturel, ni la même façon d’occuper l’espace public. Ce que Calvin Klein dit en les réunissant, c’est que sa collection printemps 2027 ne s’adresse pas à un profil unique.

Les portraits de Zoe Ghertner : la documentation comme geste éditorial

À l’occasion du défilé, le photographe Zoe Ghertner a réalisé une série de portraits de Rosalía et Pamela Anderson. Ce n’est pas une couverture de magazine commandée après coup, ni un shooting commercial dissocié de l’événement : les portraits ont été produits à cette occasion précise, au moment du défilé.

Ce choix dit quelque chose sur la manière dont Calvin Klein documente ses moments forts. Confier les portraits à Zoe Ghertner, c’est inscrire ces images dans un registre photographique précis, loin des codes publicitaires standards. Les deux présences, Rosalía et Pamela Anderson, deviennent ainsi des sujets photographiques autant que des invitées, et leur image circule au même titre que la collection elle-même.

Au Terminal Warehouse, le 11 septembre, Calvin Klein a donc présenté bien plus qu’une collection saisonnière. La réunion de ces deux figures, dans un espace industriel, devant l’objectif de Zoe Ghertner, forme un tout cohérent : une déclaration sur l’étendue du vestiaire que Veronica Leoni entend construire, et sur les femmes à qui il se destine.

Source : la publication de Calvin Klein sur Instagram

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