Max Mara mise sur les formes fluides pour l’été 2027
À Milan, Max Mara vient de dévoiler sa collection printemps-été 2027, et c’est une certaine idée du mouvement qui en constitue le cœur. Non pas la vitesse, ni l’agitation, mais quelque chose de plus posé : l’envie de partir, de traverser, d’aller voir ailleurs.
Le voyage comme point de départ, pas comme décor
Ce que propose Max Mara pour le printemps-été 2027, c’est une collection construite autour d’un état d’esprit plutôt que d’une destination précise. L’exploration y fonctionne comme une intention de design : elle oriente les choix de silhouette, la façon dont les pièces s’articulent, la manière dont elles se portent.
Cet ancrage thématique n’est pas anodin pour une maison de prêt-à-porter fondée à Reggio d’Émilie par Achille Maramotti en 1951. L’idée de vêtement conçu pour accompagner une vie réelle, en mouvement, traverse l’identité de la marque depuis ses origines.
Ce que la collection SS27 fait de cette tradition, c’est la pousser vers quelque chose de plus ouvert, de plus orienté vers le dehors. Le voyage n’est pas un prétexte stylistique : il structure les choix formels de bout en bout.

Des formes qui bougent, des détails qui servent
La tension au cœur de cette collection réside dans l’équilibre entre deux logiques a priori opposées. D’un côté, des silhouettes fluides, qui accompagnent le corps sans le contraindre. De l’autre, des détails fonctionnels, hérités directement de l’univers du déplacement.
Ces deux registres ne s’annulent pas : ils se complètent. La fluidité des formes offre une liberté de mouvement qui cadre parfaitement avec l’esprit voyageur revendiqué par Max Mara. Les détails fonctionnels, quant à eux, rappellent que ce vêtement doit pouvoir servir, résister, accompagner.
C’est précisément ce que le prêt-à-porter peut faire que la haute couture ne fait pas toujours : proposer des pièces pensées pour une femme qui se déplace réellement, qui n’est pas statique. La collection SS27 prend ce pari à bras-le-corps, sans sacrifier l’élégance à l’utilitaire, ni l’inverse.

Un défilé milanais, une diffusion ouverte
La collection a été présentée dans le cadre de la Milan Fashion Week, rendez-vous central du calendrier de la mode italienne. Max Mara a choisi d’élargir la portée de cet événement en proposant une diffusion en ligne, accessible via le compte officiel de la maison.
Ce geste a une signification concrète : il permet à celles qui n’étaient pas présentes à Milan d’observer le défilé dans ses détails, de saisir le mouvement des matières, la façon dont les silhouettes se succèdent, le rythme qu’impose la scénographie. La collection cesse ainsi d’être réservée aux seuls acheteurs et professionnels présents dans la salle.
Pour une collection dont le thème central est précisément le déplacement et l’ouverture au monde, cette accessibilité numérique n’est pas sans cohérence. Elle prolonge, à sa façon, l’esprit d’exploration affiché par Max Mara pour cette saison.

Ce que cette collection dit de la maison aujourd’hui
Le choix du voyage comme fil directeur pour le SS27 révèle une certaine ambition de la part de Max Mara : celle de placer la praticabilité du vêtement au même niveau que son esthétique. Ni l’un ni l’autre ne prime sur l’autre. Les deux coexistent, dans chaque pièce, dans chaque détail fonctionnel intégré à une forme par ailleurs souple et légère.
Ce positionnement place la marque dans une conversation plus large sur ce que le prêt-à-porter haut de gamme peut offrir en 2026 : non pas le spectacle pur, non pas l’utilitaire brut, mais un vêtement qui a réfléchi à la façon dont il sera porté, dans la vraie vie, en mouvement. C’est finalement ce que la collection Max Mara SS27 articule avec le plus de clarté.
Source : la publication de Max Mara sur Instagram