Pony.ai promet des taxis sans chauffeur à Paris d’ici 1 à 2 ans
D’ici un à deux ans, des taxis sans chauffeur à Paris pourraient circuler dans les rues de la capitale. Ce n’est plus de la science-fiction : le fondateur de Pony.ai, James Peng, l’a affirmé clairement lors d’un passage à Paris. Le déploiement de véhicules autonomes dans la ville lumière se précise, et plus vite que beaucoup ne l’anticipaient.
Pony.ai, le géant chinois qui mise sur les taxis sans chauffeur à Paris
Pony.ai est une entreprise spécialisée dans la conception de logiciels de conduite autonome, ensuite vendus à des constructeurs automobiles. Son président, James Peng, s’est exprimé dans les colonnes du Parisien après le lancement d’un programme pilote de mobilité autonome au Luxembourg, notamment auprès de Bolt, le service de VTC.
C’est fort de cette expérience européenne que James Peng a exprimé sa conviction : Paris est la prochaine étape. Selon lui, les rues parisiennes devraient accueillir ces véhicules « d’ici 1 à 2 ans », tout comme Londres. Le calendrier est donc bien plus serré qu’on aurait pu le croire.
Pour le déploiement, une logique en deux temps est prévue. D’abord, les logiciels seront intégrés à des voitures électriques chinoises importées. Ensuite, dans un second temps, ils équiperont des modèles européens.
Pourquoi ces véhicules seraient plus sûrs que les voitures classiques
L’un des arguments centraux de James Peng porte sur la sécurité. Selon lui, 90 % des accidents de la route sont dus au facteur humain. Les algorithmes développés par Pony.ai sont conçus pour reproduire le comportement humain, analyser les situations et les anticiper, sans jamais se fatiguer ni perdre en attention.
Par conséquent, cette technologie permettrait de réduire significativement le nombre d’accidents. C’est précisément cet argument qui répond aux inquiétudes souvent exprimées par les futurs utilisateurs, notamment le sentiment d’insécurité et le besoin de contrôle.
En France, comme dans le reste de l’Europe, ces freins sont réels. Des raisons de législation, mais aussi des résistances humaines, ont jusqu’ici ralenti l’adoption de la conduite autonome. Pourtant, les tests se multiplient : Tesla a ainsi testé sa conduite entièrement automatique sur 195 000 km en France, sans qu’aucun incident notable ne soit enregistré, selon l’entreprise.
Ce que ça change concrètement pour les Parisiens
Pour les habitants de la capitale, l’arrivée de taxis sans chauffeur à Paris représente un changement de taille dans les habitudes de déplacement. Ces véhicules autonomes pourraient circuler dans les rues parisiennes dans un délai très court, selon les déclarations de Pony.ai.
- Un déploiement prévu d’ici 1 à 2 ans à Paris, selon James Peng
- Des logiciels Pony.ai d’abord installés sur des voitures électriques chinoises importées
- Une extension prévue ensuite sur des modèles européens
- Un programme pilote déjà lancé au Luxembourg, auprès de Bolt
- 90 % des accidents attribués au facteur humain, selon le président de Pony.ai
De plus, ce déploiement ne concerne pas uniquement Paris. Londres est aussi citée par James Peng comme une prochaine destination pour ces véhicules autonomes.
Un contexte européen encore en construction
En Europe, la voiture autonome peine encore à s’imposer. Les obstacles sont doubles : d’un côté, des cadres législatifs qui tardent à s’adapter ; de l’autre, une méfiance persistante chez une partie du public. Car confier sa sécurité à un algorithme reste un pas psychologique difficile à franchir pour beaucoup.
Pourtant, les signaux s’accumulent. Le programme pilote au Luxembourg marque une première étape concrète pour Pony.ai sur le sol européen. Et les tests de Tesla en France, sur près de 200 000 kilomètres, montrent que les acteurs du secteur cherchent activement à rassurer les gouvernements et les assureurs.
Ainsi, les taxis sans chauffeur à Paris ne relèvent plus du fantasme cinématographique, de K2000 à Minority Report. Ils s’inscrivent désormais dans un calendrier précis, porté par des entreprises qui avancent vite. Les Parisiens pourraient bien croiser ces véhicules sur les Champs-Élysées bien avant la fin de la décennie.